jeudi, septembre 24, 2009

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 7)

  • Bonjour. Je souhaiterais parler au directeur. Oui, Justris. Jus-… ah, vous êtes nouveau au standard ? Je suis de la maison, vieux, passe-moi l’ancêtre s’il te plaît. Epeler ? Mais je te dis que..- J, U, S, T, R, I, S. Oui, j’attends. Pas de quoi, merci. C’est moi. … (…) … -Mes respects, monsieur le Directeur.
  • Justris ? (Je sursaute. La voix n’est pas celle du chef, mais alors – pas du tout).
  • M-… Mireille ? C’est Justris. Pouvez-vous me passer le directeur s’il vous plaît ?
  • Mais de quelle galaxie ré-apparaissez-vous ? On vous croyait enlevé par des aliens ! A vrai dire, on a déjà placé une plaque commémorative au niveau des toilettes du quatrième étage.

Les mois ont passé, mais visiblement Mireille n’a toujours pas fait la poussière au niveau de ses hémisphères.

  • Que puis-je pour vous ?
  • Le directeur, s’il vous plaît, Mireille.
  • Vous comptez me faire perdre mon temps, Justris ? C’est bien, ça vous ressemble. Et puis, j’aurais dû me souvenir que vous faites partie des invariants – mais tant de temps… j’avais oublié. Pardonnez-moi, voulez-vous ? Et venez-en au fait.

Je n’en crois pas mes oreilles. Soit je suis victime d’un canular énorme, soit la Maison a mis la cave au grenier. Je raccroche aussi sec, et compose à nouveau le numéro du standard.

  • Mon vieux ? Justris à nouveau, une info rapide s’il te plaît : tu me dirais qui dirige la baraque ? Je veux dire, le Boss, son nom, c’est-… si, je suis rattaché à -… mais je reviens de 18 mois-… J, U, S, T, R, I, S, agent-simple-grade-trois-bureau-de-… (…) … -Comment ? Ah, Mireille, c’est de nouveau vous. Imaginez-vous que je-…
  • Je sais, Justris, je sais. Mais je suis une femme occupée, je serais heureuse que vous gardiez vos émotions pour vos retrouvailles avec le placard à balai qu’on est en train de vous aménager.
  • Simplement, en quelques-…
  • D’ailleurs, ne parlez pas, taisez-vous. Et venez directement me voir, vous connaissez le chemin.

J’adresse mes respectueuses salutations à la tonalité vide du téléphone.

dimanche, mai 25, 2008

Kugelstropf et Myrmidon (le réveil?)

  • Hein? oooh... (mal à la tête)... quoi? Hu?? ... Hé?

Il me semble me réveiller d'un mauvais sommeil, après une nuit trop longue. Aille... Mal aux tempes... Je ne me souviens que d'une chose - et encore, confusément... mon supérieur me disant (me braillant, plutôt) : "Justris, je VEUX un rapport par mois au mi-ni-mum ! Et un rapport professionnel, s'entend !" ; j'avais alors pensé que c'était étonnant que mon chef aborde ainsi, sans préalable, les éléments les plus intimes de sa vie privée et j'avais brièvement ri avant de lui conseiller les services de professionnelles du métier sans me rendre compte, ou tout du moins un brin trop tard, que l'humour n'était pas précisément son fort...

Ooooh, mal à la tête... mais où suis-je? Je ne reconnais rien.

Je tente de me lever, un vertige me saisit et je chute lourdement à terre. La pièce, qui était plongée dans le noir le plus absolu, se met à tournoyer dans de lents scintillements bleutés ; je perds conscience.

lundi, décembre 31, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 6)

"31 décembre 1987, six pieds sous terre. « C'est jour de réveillon, disait l'égoutier à son fils - tu vas voir, ce soir c'est du gros. (...) »."

Le téléphone, sonnant avec insistance, me tire de la sieste ; je repose ce bouquin stupide ("Paris vu d'en bas - histoire de l'égoutier Rochechouart"), fais pivoter la chaise et m'empare du combiné.

  • Justris à l'appareil, ...-
  • Qui d'autre, imbécile?
  • Mes respects, monsieur le Directeur.
  • Croyez-vous qu'on dilapide les clopinettes de l'Etat pour vous laisser vous tourner les pouces?
  • Non, monsieur le Directeur, je -...
  • Où est ce rapport, Justris?
  • Permettez-moi de vous présenter mes meilleurs voeux, mons...-
  • OU EST-IL?
  • J'y travaille, monsieur le Directeur.
  • N'utilisez pas de mots que vous ne maîtrisez pas. Imbécile.
  • Oui, monsieur le Directeur. Bien, monsieur le Directeur.
  • Vous êtes un âne. Un stagiaire aurait pu monter cette cellule de surveillance. La femme de ménage aurait pondu ce rapport plus vite que vous. Même Mireille aurait plus d'eff- (étouffant le combiné de sa main) QUOI, MIREILLE? NON ! Je ne veux pas de café. D'ailleurs, il est infect. Non - Si ! Je ne veux pas de vous non-plus, carapatez-vous mon lapin.

  • Pour en venir au rapport, monsieur le Direct- ...
  • Museau, Justris ! Je parle, z'entendez pas? (à nouveau à Mireille) NON ! Lapin n'est pas un mot affectueux - vous me prenez vous un vieux gâteux peut-être? Je ne suis MÊME PAS libidineux. Trop moche - oui, vous. Alors fichez-moi le camp. Zou, ouste ! (revenant au téléphone) Donc, Justris...?
  • Je disais, mons- ...
  • Des conneries, comme d'habitude. Essayez au moins de me les dire en allemand, ça me rappellera le bon vieux temps.
  • Ich werde es versuchen, Herr Direktor.
  • C'est une blague? Vous pensez sincèrement que je vais perdre mon temps à vous entendre baragouiner?
  • Mais je croyais que - ... - ...
  • Ne croyez pas. C'est bon pour les crétins et les illuminés. Et cessez ces tirets points de suspension, c'est éxaspérant.
  • C'est entendu, monsieur le Directeur.
  • Tout compte fait, Justris, vous pouvez continuer à croire. Ah, et au fait, votre réveillon, où comptez-vous le passer?
  • Chez des amis, monsieur le Directeur. Un couple de Bavarois qui m'a fait l'amitié de m'inviter.
  • Je serai bon, Justris, et croyez bien que c'est exceptionnel. Vous pouvez vous faire livrer une pizza - et SANS supplément ! Me suis-je bien fait comprendre?
  • Oui, monsieur le Directeur. Les clopinettes de l'Etat, tout ça.
  • Vous faites dans le sarcasme, maintenant? Mais où vous croyez-vous, mon bonhomme?

  • Monsieur le Directeur, une requête - une seule. Pourriez-vous dire distinctement "Mi"?
  • Qu'est-ce que c'est que ce jeu de couillons? Vous me voyez sincèrement faire le clown là, devant mon bureau?
  • Faites-le, monsieur le Directeur, je vous en prie. C'est important. Dites "Mi", bien fort, bien distinctement.
  • Mon Dieu ! Que ne me fait-on pas faire... chaque conversation avec vous devrait me rapporter un an de cotisations pour la retraite, Justris - vous savez ça? Enfin... allons-y, puisque c'est important. ...
  • (...)
  • "MI" ! - Ah, NON, Mireille, au panier ! Mais oui, bougez-moi tout ce gras ! Hors de ma vue, zou, zou !

  • (gloussement)
  • ... Justris?
  • oui, monsieur le Directeur?
  • Une fois encore. UNE FOIS! Compris?
  • (fou-rire réfréné à grand-peine) bien, monsieur le Directeur. Mes respects, monsieur le Directeur.

samedi, novembre 17, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 5)

"Hem. Hum, hum.

J'enregistre ce rapport sous le numéro 100456, séquence ZY34X ; nous sommes le 10.11.07, 11:23, local time.

Compte-rendu de mission, première étape. Zai olmoste qilde mi, ail repeat, zai olmoste qilde mi.

Dans l'ordre : suis arrivé, comme convenu, aéroport ; me tenais en costard gris, sacoche labtop à la main, lisant Financial Times offert par compagnie aérienne. Jusque là, pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré. Ai attendu que mon voisin boulotte son petit-déjeuner vomi / barquette pour ingurgiter le mien, afin d'éviter tout risque empoisonnement. Jusque là, pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.

Suis arrivé sur lieux mission ; première remarque : les agents locaux semblent emprunter un langage codé, n'y comprends pouic, répète : n'y comprends pouic. Mais comme affiche un air passablement emprunté moi-même, s'y méprennent sans doute, jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.

Première journée passée en repérages ; lieux stratégiques mission déjà identifiés, papier plus râpeux qu'en France mais café gratuit. Cantine passable, ai tenté le bretzel au beurre, pas assez gras mais boule Kaiser à base sauce lourde a bien rattrapé la chose. Equipe support mission accueillante et beau paysage. Fin de première journée vers 20H, jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.

Avant quitter siège entreprise, ai voulu piéger tiroirs avec cheveux, mais capilo-kit oublié France, tant pis, piégé avec bretzel au beurre. Pris U-Bahn jusque taverne Augustini pour me fondre dans payasage. Dîner avec collègues, à 6 avons dû manger 3 porcs entiers. Jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré. Sur coin assiette, tas de Gemüse ; enpoigne fourchette et répète ancestral geste du paysan soulevant botte paille sans crier gare ; enfourne dans gosier accompagné rire gras pour me fondre dans paysage.

Alerte. Alerte. Alerte !

Attaque au poison, substance inconnue ; choux au détergent pour chiottes éléphants zoo, ou produit à récurer oseilles cales.

Alerte !

Poison produit attaque papilles, menton, langue, gorge, oreilles. Sinus, crâne, orbites. Tente de rester impassible pour déjouer surveillance, et scruter les visages pour reconnaître agent ennemi. Mais larmes, hoquets convulsifs, au bord étouffement, au bord régurgitation massive, au bord évanouissement. Ennemi attaque encore, enlève tout l'air de la pièce et toute la lumière des yeux, crois tomber ! Essaye boire, pas peux, gestion inouïe de l'effort. Une minute, deux minutes. Regards effarés autour de moi, rires incrédules. Rire moi aussi, mais renforce la douleur, arrête. Alerte. Alerte. Alerte !

Plus tard repassé vidéo de ce moment, pas de visage trahi. Seuls germains débonnaires et rubiconds ou collègues insouciants. Ennemi plus puissant que prévu.

Lendemain, retrouve bureau piégé : clavier changé de azertyuio en qwertzöüä. Plante verte apparue à côté bureau. Gens me sourient, foutaises? Avertissement? Dois me sortir situation, renverser tendance et regagner anonymat. Applique donc Plan Wasserkraftwerke, renverse bouteille d'eau sur table nouvelle collègue et quand lève yeux horrifiés, lui colle calibre 12 entre narines et frontibus. Dans charivaris qui s'ensuite, profite confusion pour arracher cheveux et coller avec glue poils torse sur mes joues. Métamorphosé, peux reprendre mission, répète : peux reprendre mission.

Attends prochaines instructions pour agir, wiederhole : warte auf nexte instruktionen zum aktion.

Fin rapport."

vendredi, novembre 02, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 4)

Le Directeur finit par me tendre une nouvelle enveloppe kraft.

  • Vos documents de voyage, tâchez de ne pas les perdre cette fois ! Me lance-t-il d'un ton starcastique.

J'ouvre et prends connaissance des papiers : une réclame pour l'Oktober Fest, un plan de métro münichois, la photographie ratée d'une Bavaroise tenant une chope de bière. Mon Dieu, pensé-je in petto, ils se sont encore trompés, je devais partir à Madagascar.

  • Parce que vous pensiez qu'on vous enverrait au bi du bout de l'Afrique, greluche comme vous êtes? Me demande narquoisement le Directeur. Vous nous prenez vraiment pour des chèvres !

Décidément... deuxième allusion fermière en moins de dix minutes ! Ce type a dû trop fouler le purin de son oncle agriculteur dans sa jeunesse. Lui sont d'ailleurs restés ce goût si prononcé pour la chique, et l'habitude détestable de se racler les godillots contre le montant de la porte tous les matins.

Je regarde à nouveau mon kit de survie, et fronce les sourcils. Je m'exclame :

  • Mais... mais il manque le principal, monsieur le Directeur ! Comment voulez-vous que je me déplace discrètement sans mon pink pass?
  • ... Vous ne manquez pas d'air ! Un pink pass, rien que ça?

Le Directeur ouvre d'un geste violent son tiroir? prend un pass et me le jette à la figure en fulminant.

  • Voilà ! Voilà !! Vous êtes content? Mon Dieu, un fou de plus en liberté... Allez, le zouave, dégagez de ma vue ! Du vent, du vent !

Je quitte le bureau, mes longs cheveux flottant dans l'air radieux d'un matin pur. Tout autour de moi, les oiseaux chantent une sonate tandis que les péniches, interminables et majestueuses, font plier la Seine en mille rires muets. Le soleil brille, les automobilistes pestent ; je pars en mission ! La suite au prochain numéro...

samedi, octobre 27, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 3)

  • Un dindon. Un DINDON ! hurle le Directeur. Vous croyez que je n'ai rien d'autre à faire que de... de quoi? De vous relire vos consignes de mission? Et tout ça parce que... parce que quoi? Que vous avez, de vos doigts gras, fait baver l'encre? C'est bien ça?
  • Oui, monsieur le Directeur, aquiescé-je, confus.
  • Mais achetez-vous du buvard ! Faites travailler des moines copistes, que sais-je ! Vous démarrez très mal, mon petit, ajoute-t-il en balançant un doigt vengeur sous mon nez.

Cela ne manque pas, j'ai toujours été allergique au dernier degré : j'éternue généreusement et me prends, en retour, une chiquenaude à faire valser un Boudha sur son tapis de nems.

  • Vous avez rendu votre lettre de mission illisible et il faut, en plus, que vous tentiez de me refiler la grippe aviaire ? Du vent, allez ! Reculez de trois pas.

(Je m'exécute).

  • Bon !! Que disais-je? - Non, taisez-vous. Café.

(Devant le peu d'émerveillement de mon regard, il s'arrête, me fixe, et agite sa tasse sous mon nez).

  • CAFEEEEE !

(J'éternue, et me baisse dans le même temps pour éviter la tasse qui voltige et va s'écraser sur le mur. Arrivée de Mireille, barissement comminatoire, aller-retour instantané de Mireille qui revient, cafetière fumante en main).

  • Merci.

(Regard ahuri de Mireille, soupir fatigué du Directeur, nouveau hurlement du Directeur).

  • Merci : sortez ! Du vent, du balai, comme vous voudrez ! Allez, ouste, au placard !

lundi, octobre 22, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 2)

Ca y est ! Ils ont décidé en haut lieu ; je tiens, tout ému, ma lettre de mission entre les mains. Dans le fond de l'enveloppe kraft, un billet d'avion pour ... Merde, mon doigt a fait baver l'encre.

lundi, octobre 08, 2007

Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 1)

A peine suis-je entré dans son bureau que le directeur attaque.

  • Vous savez pourquoi je vous ai fait appeler, n’est-ce pas ?
  • C’est à dire, oui, oui – non, non… oui, je sais un peu, mais non, je – » marmonné-je.
  • Ne marmonnez pas tant. Entrez, mais entrez donc ! Et ne regardez pas vos souliers comme ça, levez les yeux. Asseyez-vous. Mais taisez-vous, bon Dieu !
  • Oui, monsieur le Directeur.
  • Bon… (soupir emphatique). Vous êtes en grâce là bas, ou bien ils ne savent pas à qui ils ont affaire. Enfin… ils vous ont affecté à une autre mission.
  • Une… une autre mi-…mission ? balbutié-je.
  • Une mi-mission, mais oui-oui, pantin pantoche ! s’exclame le directeur. Il fallait bien vous changer d’air, non ? Après les approches que vous avez faites à cette petite Tunisienne -

(Je ricane nerveusement)

  • Cessez de glousser comme un phoque ! Mais tenez-vous un peu droit, bon Dieu ! Et arrêtez de frotter votre chaussure contre le pied de mon bureau (j’arrête derechef). Je disais… que disais-je, au juste ?

(Je scrute le papier qu’il tient sous sa main. Quelques lettres : A…EE…. Y…ALE…)

  • Eh bien quoi, que voulez-vous ? Justris, je vous parle ! (Je relève la tête, confus). Ne soyez pas confus, soyez discret ! Bon sang de bonsoir. (Il froisse le tract syndical et le jette à côté du bureau, en manquant la corbeille d’un bon mètre). Donc, que disais-je ?
  • « Cessez de glousser comme un phoque », monsieur le Directeur.
  • Quoi ? (le directeur s’est dressé comme un naja sur son fauteuil). Ah ! … oui… je disais ça, très bien. Bon, bon. Mireille… MIREILLE ! CAFE !

(Mireille, cinquante-deux ans dont trente-trois d’arythmies cardiaques, se précipite avec une cafetière fumante posée en équilibre sur un tableau imitation Miro).

  • Merci mon petit. Et bien quoi, vous n’attendez pas un pourboire tout de même ? Allez, allez !! Au placard !

(Mireille retraverse la porte aux vitres dépolies pour se calfeutrer dans sa yourte mongole).

  • Bien-bien. ... Que disais-je au juste ? –Ah non, taisez-vous ! Très bien. Donc, ils ont décidé de vous éloigner temporairement, et de vous affecter ailleurs. En des termes très choisis d’ailleurs ! (Il ouvre un tiroir, sort une enveloppe et l’ouvre d’un coup sec. Je lorgne).
  • Eh bien quoi, ça vous gêne que je lise mon courrier en vous parlant ? Vous ne me croyez pas capable de faire deux choses à la fois, peut-être ?
  • Si, monsieur le Directeur.
  • Alors fermez votre clapet, ou vous finirez par tenter le cabot de Mireille. (Je doute). Votre langue de veau, imbécile ! (Je ris discrètement). Ne riez que si vous trouvez cela drôle, cessez ! Cessez d’être obséquieux une fois dans votre vie, Justris.
  • Bien, monsieur le Directeur. Oui, monsieur le Directeur.

(J’esquive le presse-papier qui va s’écraser sur la cloison du bureau ; Mireille rentre, affolée, une seconde cafetière à la main. Le directeur la gratifie d’un grand sourire las, puis d’un hurlement propre à effrayer le pire des cauchemars. Mireille ressort, les tympans vrillés pour les deux prochaines années).

  • Ça ne vous intéresse pas de savoir où vous êtes envoyé ?
  • Si, monsieur le Directeur, je suis très im-
  • Taisez-vous ! On ne s’entend plus.

lundi, juillet 23, 2007

Sous le choc

lundi, juillet 09, 2007

Bonne nouvelle !

Bonne nouvelle !


Il ne pourra pas faire plus mauvais.


Cela dit, le nom de ce blog prend enfin tout son sens puisque me voici bien mieux protégé que vous de la Seine qui monte ;-). Tout de même, je postule pour le rôle du pachyderme mâle sur la prochaine Arche de Noé.