Poème en eaux brunâtres
Vagues écoeurements
Goutte un nectar saumâtre
Aux immondes relents
Je passe à Madeleine en sifflotant
En sifflotant je passe à Madeleine ;
Ma barque file droit, mon vieux poste à galènes
Crachote un blues ancien que parfois je reprends
Le trafic est plus serré à mesure qu’on
Descend vers Opéra
Les freins crissent et les tôles plissent, je m’en con-
-trefous en contrebas
J'aimerais qu'on me voie,
Barrant dans une mer de détritus immondes,
Je suis un peu ce roi
Entraîné malgré lui dans une guerre des bondes
Je créerai une fragrance en flacons plastique
Je ne suis pas peu fier de cette riche idée !
Ça se vendra très cher si j’ai du nez
... J’exploiterai la nappe phréatique
Depuis ma barge frêle
Qui dans l’eau fend le soir
Je veux qu'on se rappelle
L’Egoutier Rochechouart.
mardi, octobre 17, 2006
lundi, octobre 09, 2006
Mes brocolis sont-ils assez cuits?
Mention préventive : le titre, c'est la version courte de cet article; au delà, rien d'intéressant, aucune réponse, que du jus de rave.
Mention préventive (2) : pour alimenter le sujet abordé par cet article, l'auteur, soucieux de la vérité de propos qui allaient l'engager, a effectivement cuisiné des brocolis. Ceux qui le connaissent apprécieront l'effort; les autres ne lisent de toutes façon pas ce blog :-).
Mention préventive (3) : les acteurs qui ont réalisé ce sketche sont des professionnels. Ne tentez pas de faire la même chose chez vous ! Les concepteurs de l'émission ne sauraient, en aucun cas, être tenus pour responsables des dangers encourus.
Bref. Mes brocolis sont-ils assez cuits? Grave question.
J'ai décidé de me nourrir en homme soucieux de l'équilibre de son régime alimentaire et, enthousiaste à l'idée de brouter, j'ai, ce soir, cuisiné des brocolis.
Vaste programme ; j'ai mis mon panier vapeur à bouillir, accompagnant l'attente d'une ou deux tartines de fromage (fourme d'Ambert, du terroir pur ! ça ne peut pas faire de mal). Pendant que les fleurettes de brocolis, petites pousses niaises d'un vert caca-d'oie, prenaient leur temps au hammam, j'ai également fini ce reste de curlys qui traînaient depuis trop longtemps - homme neuf, responsabilités nouvelles ! Je range tout ce qui n'est pas à sa place, précisément là où cela devrait être. Une bonne chose de faite, choupette!
Au moment de mettre le couvert, j'ai hésité. Si. J'avoue. L'idée qu'il me faudrait ajouter à la torture culinaire l'ignominie d'une VAISSELLE à faire était au dessus de mes forces. Mais, rassurez-vous, la conscience de l'homme nouveau que je suis devenu est en train de rédiger les procédures opérationnelles qui m'éviteront à l'avenir ce genre de dilemme vital ; je n'ai néanmoins pas attendu qu'elle finisse et, sur la lancée, j'ai sorti une assiette propre et une fourchette propre également, que j'ai salies. On mesure à peine l'exploit, tant il est prodigieux.
Vous vous demandez où je veux en venir, après cette introduction longue et passablement inintéressante. Et bien, présentement penché au dessus de mon panier vapeur, je m'interroge je scrute : mes brocolis, sont-y cuits ou sont-y pôs cuits? Mon ami Denis, qui n'en rate pas une, m'avait bien dit : "si tu ne peux pas les faire cuire à la vapeur, blanchis-les dans l'eau!". En l'occurence, j'ai fait les deux, puisqu'il y a trop d'eau dans la casserole et que mes fleurettes niaisonnes baignent leurs furoncles dans le jus de massération tropicale qui bout sous le couvercle. Pour autant, ni rouges, ni bleus, ni blancs - mes brocolis sont d'un vert exaspérant.
Verts comme s'ils étaient crus - on m'a dit : "meuh c'est normaaal, les brocolis restent verts, même cuits !". Merci du tuyau, mais ça ne m'aide pas vraiment. Ajoutez à ça mon daltonisme (ils sont tous bleus, mais on m'avait prévenu), l'heure (si je peux mentir pour embellir l'histoire, je dirai que ça m'a pris vers 3H30 du matin) et le fait que le jus de brocolis, qui mijote au fond de la casserole, est rouge (et là, ça vous en bouche un coin). Mêêême en compensant le daltonisme, il n'est pas de la couleur du crustacé végétal qui agite son corail au milieu des flonflons de buée - d'où ma question, logique à bien y regarder : si l'on ne peut déterminer, par la couleur du légume, la qualité de sa cuisson, le peut-on à la teinte de son jus?
Je vous laisse donc transgresser la mention préventive n°3 et essayer, chez vous, de reproduire mon expérience oh combien intéressante et constructive. Si vous trouvez une solution, lâchez-vous, j'offre ma prochaine assiette de légumes niais à celui qui me convainc. Je n'ajouterai pas qu'après cette pénible expérimentation, soldée par un échec honteux, j'ai appris comment reconnaître des brocolis trop cuits (à l'odeur, indubitablement); puis je les ai mangés (cf. mon prochain article à intituler : "désordres gastriques et autres mentions poétiques à l'endroit du bidon"). Maintenant, là tout de suite, je souffre psychologiquement - mais je suis fier de l'avancée que la science me doit. Demain, je teste l'épinard (tout vert qu'il reste, est-y cuit, est-y pôs cuit...?).
Enfin, je précise à mes amis Richard P. O'Brien et Jon O'Sullivan que cet article, pour une fois, ne contient aucun mot-qui-n-existe-pas (même gastrique et massération sont des vrais mots); je les engage donc à apprendre ce texte par coeur pour le réciter en toute occasion, ce qui leur permettra de porter haut le verbe de Rousseau (grand défenseur de l'état de nature), d'épater leurs petites amies Aideen et Deirdre et de faire connaître au monde entier le brocolis, fût-il bien, pas assez ou trop cuit. Amis lecteurs des quatre vents, merci à vous !
Mention préventive (2) : pour alimenter le sujet abordé par cet article, l'auteur, soucieux de la vérité de propos qui allaient l'engager, a effectivement cuisiné des brocolis. Ceux qui le connaissent apprécieront l'effort; les autres ne lisent de toutes façon pas ce blog :-).
Mention préventive (3) : les acteurs qui ont réalisé ce sketche sont des professionnels. Ne tentez pas de faire la même chose chez vous ! Les concepteurs de l'émission ne sauraient, en aucun cas, être tenus pour responsables des dangers encourus.
Bref. Mes brocolis sont-ils assez cuits? Grave question.
J'ai décidé de me nourrir en homme soucieux de l'équilibre de son régime alimentaire et, enthousiaste à l'idée de brouter, j'ai, ce soir, cuisiné des brocolis.
Vaste programme ; j'ai mis mon panier vapeur à bouillir, accompagnant l'attente d'une ou deux tartines de fromage (fourme d'Ambert, du terroir pur ! ça ne peut pas faire de mal). Pendant que les fleurettes de brocolis, petites pousses niaises d'un vert caca-d'oie, prenaient leur temps au hammam, j'ai également fini ce reste de curlys qui traînaient depuis trop longtemps - homme neuf, responsabilités nouvelles ! Je range tout ce qui n'est pas à sa place, précisément là où cela devrait être. Une bonne chose de faite, choupette!
Au moment de mettre le couvert, j'ai hésité. Si. J'avoue. L'idée qu'il me faudrait ajouter à la torture culinaire l'ignominie d'une VAISSELLE à faire était au dessus de mes forces. Mais, rassurez-vous, la conscience de l'homme nouveau que je suis devenu est en train de rédiger les procédures opérationnelles qui m'éviteront à l'avenir ce genre de dilemme vital ; je n'ai néanmoins pas attendu qu'elle finisse et, sur la lancée, j'ai sorti une assiette propre et une fourchette propre également, que j'ai salies. On mesure à peine l'exploit, tant il est prodigieux.
Vous vous demandez où je veux en venir, après cette introduction longue et passablement inintéressante. Et bien, présentement penché au dessus de mon panier vapeur, je m'interroge je scrute : mes brocolis, sont-y cuits ou sont-y pôs cuits? Mon ami Denis, qui n'en rate pas une, m'avait bien dit : "si tu ne peux pas les faire cuire à la vapeur, blanchis-les dans l'eau!". En l'occurence, j'ai fait les deux, puisqu'il y a trop d'eau dans la casserole et que mes fleurettes niaisonnes baignent leurs furoncles dans le jus de massération tropicale qui bout sous le couvercle. Pour autant, ni rouges, ni bleus, ni blancs - mes brocolis sont d'un vert exaspérant.
Verts comme s'ils étaient crus - on m'a dit : "meuh c'est normaaal, les brocolis restent verts, même cuits !". Merci du tuyau, mais ça ne m'aide pas vraiment. Ajoutez à ça mon daltonisme (ils sont tous bleus, mais on m'avait prévenu), l'heure (si je peux mentir pour embellir l'histoire, je dirai que ça m'a pris vers 3H30 du matin) et le fait que le jus de brocolis, qui mijote au fond de la casserole, est rouge (et là, ça vous en bouche un coin). Mêêême en compensant le daltonisme, il n'est pas de la couleur du crustacé végétal qui agite son corail au milieu des flonflons de buée - d'où ma question, logique à bien y regarder : si l'on ne peut déterminer, par la couleur du légume, la qualité de sa cuisson, le peut-on à la teinte de son jus?
Je vous laisse donc transgresser la mention préventive n°3 et essayer, chez vous, de reproduire mon expérience oh combien intéressante et constructive. Si vous trouvez une solution, lâchez-vous, j'offre ma prochaine assiette de légumes niais à celui qui me convainc. Je n'ajouterai pas qu'après cette pénible expérimentation, soldée par un échec honteux, j'ai appris comment reconnaître des brocolis trop cuits (à l'odeur, indubitablement); puis je les ai mangés (cf. mon prochain article à intituler : "désordres gastriques et autres mentions poétiques à l'endroit du bidon"). Maintenant, là tout de suite, je souffre psychologiquement - mais je suis fier de l'avancée que la science me doit. Demain, je teste l'épinard (tout vert qu'il reste, est-y cuit, est-y pôs cuit...?).
Enfin, je précise à mes amis Richard P. O'Brien et Jon O'Sullivan que cet article, pour une fois, ne contient aucun mot-qui-n-existe-pas (même gastrique et massération sont des vrais mots); je les engage donc à apprendre ce texte par coeur pour le réciter en toute occasion, ce qui leur permettra de porter haut le verbe de Rousseau (grand défenseur de l'état de nature), d'épater leurs petites amies Aideen et Deirdre et de faire connaître au monde entier le brocolis, fût-il bien, pas assez ou trop cuit. Amis lecteurs des quatre vents, merci à vous !
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