<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882</id><updated>2011-07-07T22:25:37.114+02:00</updated><title type='text'>Montmartre altitude</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>47</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5251573485613090912</id><published>2009-09-24T16:36:00.001+02:00</published><updated>2009-09-24T16:38:23.938+02:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 7)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bonjour. Je souhaiterais parler au directeur. Oui, Justris. Jus-… ah, vous êtes nouveau au standard ? Je suis de la maison, vieux, passe-moi l’ancêtre s’il te plaît. Epeler ? Mais je te dis que..- J, U, S, T, R, I, S. Oui, j’attends. Pas de quoi, merci. C’est moi. … (…) … -Mes respects, monsieur le Directeur.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Justris ? &lt;em&gt;(Je sursaute. La voix n’est pas celle du chef, mais alors – pas du tout)&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;M-… Mireille ? C’est Justris. Pouvez-vous me passer le directeur s’il vous plaît ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Mais de quelle galaxie ré-apparaissez-vous ? On vous croyait enlevé par des aliens ! A vrai dire, on a déjà placé une plaque commémorative au niveau des toilettes du quatrième étage.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Les mois ont passé, mais visiblement Mireille n’a toujours pas fait la poussière au niveau de ses hémisphères.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Que puis-je pour vous ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Le directeur, s’il vous plaît, Mireille.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vous comptez me faire perdre mon temps, Justris ? C’est bien, ça vous ressemble. Et puis, j’aurais dû me souvenir que vous faites partie des invariants – mais tant de temps… j’avais oublié. Pardonnez-moi, voulez-vous ? Et venez-en au fait.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je n’en crois pas mes oreilles. Soit je suis victime d’un canular énorme, soit la Maison a mis la cave au grenier. Je raccroche aussi sec, et compose à nouveau le numéro du standard.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Mon vieux ? Justris à nouveau, une info rapide s’il te plaît : tu me dirais qui dirige la baraque ? Je veux dire, le Boss, son nom, c’est-… si, je suis rattaché à -… mais je reviens de 18 mois-… J, U, S, T, R, I, S, agent-simple-grade-trois-bureau-de-… (…) … -Comment ? Ah, Mireille, c’est de nouveau vous. Imaginez-vous que je-…&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Je sais, Justris, je sais. Mais je suis une femme occupée, je serais heureuse que vous gardiez vos émotions pour vos retrouvailles avec le placard à balai qu’on est en train de vous aménager.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Simplement, en quelques-…&lt;/li&gt;&lt;li&gt;D’ailleurs, ne parlez pas, taisez-vous. Et venez directement me voir, vous connaissez le chemin.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;J’adresse mes respectueuses salutations à la tonalité vide du téléphone.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5251573485613090912?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5251573485613090912/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5251573485613090912&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5251573485613090912'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5251573485613090912'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2009/09/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-7.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 7)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-3866871061084390821</id><published>2008-05-25T23:28:00.006+02:00</published><updated>2008-05-25T23:35:39.017+02:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (le réveil?)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Hein? oooh... (&lt;em&gt;mal à la tête&lt;/em&gt;)... quoi? Hu?? ... Hé?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;Il me semble me réveiller d'un mauvais sommeil, après une nuit trop longue. Aille... Mal aux tempes... Je ne me souviens que d'une chose - et encore, confusément... mon supérieur me disant (me braillant, plutôt) : "&lt;em&gt;Justris, je VEUX un rapport par mois au mi-ni-mum ! Et un rapport professionnel, s'entend !&lt;/em&gt;" ; j'avais alors pensé que c'était étonnant que mon chef aborde ainsi, sans préalable, les éléments les plus intimes de sa vie privée et j'avais brièvement ri avant de lui conseiller les services de professionnelles du métier sans me rendre compte, ou tout du moins un brin trop tard, que l'humour n'était pas précisément son fort...&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Ooooh, mal à la tête... mais où suis-je? Je ne reconnais rien.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je tente de me lever, un vertige me saisit et je chute lourdement à terre. La pièce, qui était plongée dans le noir le plus absolu, se met à tournoyer dans de lents scintillements bleutés ; je perds conscience.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-3866871061084390821?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/3866871061084390821/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=3866871061084390821&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3866871061084390821'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3866871061084390821'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2008/05/kugelstropf-et-myrmidon-le-rveil.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (le réveil?)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-1471989770720845824</id><published>2007-12-31T14:54:00.000+01:00</published><updated>2007-12-31T15:52:22.894+01:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 6)</title><content type='html'>&lt;p&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;"31 décembre 1987, six pieds sous terre. « C'est jour de réveillon, disait l'égoutier à son fils - tu vas voir, ce soir c'est du gros. (...) »."&lt;/span&gt;&lt;/em&gt; &lt;/p&gt;&lt;p&gt;Le téléphone, sonnant avec insistance, me tire de la sieste ; je repose ce bouquin stupide ("&lt;em&gt;Paris vu d'en bas - histoire de l'égoutier Rochechouart"&lt;/em&gt;), fais pivoter la chaise et m'empare du combiné. &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Justris à l'appareil, ...- &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Qui d'autre, imbécile? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mes respects, monsieur le Directeur. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Croyez-vous qu'on dilapide les clopinettes de l'Etat pour vous laisser vous tourner les pouces? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Non, monsieur le Directeur, je -... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Où est ce rapport, Justris? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Permettez-moi de vous présenter mes meilleurs voeux, mons...- &lt;/li&gt;&lt;li&gt;OU EST-IL? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;J'y travaille, monsieur le Directeur. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;N'utilisez pas de mots que vous ne maîtrisez pas. Imbécile. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oui, monsieur le Directeur. Bien, monsieur le Directeur. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vous êtes un âne. Un stagiaire aurait pu monter cette cellule de surveillance. La femme de ménage aurait pondu ce rapport plus vite que vous. Même Mireille aurait plus d'eff- (&lt;em&gt;étouffant le combiné de sa main&lt;/em&gt;) QUOI, MIREILLE? NON ! Je ne veux pas de café. D'ailleurs, il est infect. Non - Si ! Je ne veux pas de vous non-plus, carapatez-vous mon lapin. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Pour en venir au rapport, monsieur le Direct- ... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Museau, Justris ! Je parle, z'entendez pas? (&lt;em&gt;à nouveau à Mireille&lt;/em&gt;) NON ! Lapin n'est pas un mot affectueux - vous me prenez vous un vieux gâteux peut-être? Je ne suis MÊME PAS libidineux. Trop moche - oui, vous. Alors fichez-moi le camp. Zou, ouste ! (revenant au téléphone) Donc, Justris...? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Je disais, mons- ... &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Des conneries, comme d'habitude. Essayez au moins de me les dire en allemand, ça me rappellera le bon vieux temps. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ich werde es versuchen, Herr Direktor. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;C'est une blague? Vous pensez sincèrement que je vais perdre mon temps à vous entendre baragouiner? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mais je croyais que - ... - ...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ne croyez pas. C'est bon pour les crétins et les illuminés. Et cessez ces tirets points de suspension, c'est éxaspérant. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;C'est entendu, monsieur le Directeur. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Tout compte fait, Justris, vous pouvez continuer à croire. Ah, et au fait, votre réveillon, où comptez-vous le passer?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Chez des amis, monsieur le Directeur. Un couple de Bavarois qui m'a fait l'amitié de m'inviter. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Je serai bon, Justris, et croyez bien que c'est exceptionnel. Vous pouvez vous faire livrer une pizza - et SANS supplément ! Me suis-je bien fait comprendre? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oui, monsieur le Directeur. Les clopinettes de l'Etat, tout ça. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vous faites dans le sarcasme, maintenant? Mais où vous croyez-vous, mon bonhomme? &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Monsieur le Directeur, une requête - une seule. Pourriez-vous dire distinctement "Mi"? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Qu'est-ce que c'est que ce jeu de couillons? Vous me voyez sincèrement faire le clown là, devant mon bureau? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Faites-le, monsieur le Directeur, je vous en prie. C'est important. Dites "Mi", bien fort, bien distinctement. &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mon Dieu ! Que ne me fait-on pas faire... chaque conversation avec vous devrait me rapporter un an de cotisations pour la retraite, Justris - vous savez ça? Enfin... allons-y, puisque c'est &lt;em&gt;important&lt;/em&gt;. ...&lt;/li&gt;&lt;li&gt;(...)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;"&lt;strong&gt;MI&lt;/strong&gt;" ! - Ah, NON, Mireille, au panier ! Mais oui, bougez-moi tout ce gras ! Hors de ma vue, zou, zou !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;(&lt;em&gt;gloussement&lt;/em&gt;)&lt;/li&gt;&lt;li&gt;... Justris? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;oui, monsieur le Directeur? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une fois encore. UNE FOIS! Compris? &lt;/li&gt;&lt;li&gt;(&lt;em&gt;fou-rire réfréné à grand-peine&lt;/em&gt;) bien, monsieur le Directeur. Mes respects, monsieur le Directeur.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-1471989770720845824?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/1471989770720845824/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=1471989770720845824&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/1471989770720845824'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/1471989770720845824'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/12/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-6.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 6)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-6485056222771211570</id><published>2007-11-17T11:22:00.001+01:00</published><updated>2007-11-17T11:48:19.128+01:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 5)</title><content type='html'>"Hem. Hum, hum.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'enregistre ce rapport sous le numéro 100456, séquence ZY34X ; nous sommes le 10.11.07, 11:23, local time.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Compte-rendu de mission, première étape. Zai olmoste qilde mi, ail repeat, zai olmoste qilde mi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'ordre : suis arrivé, comme convenu, aéroport ; me tenais en costard gris, sacoche labtop à la main, lisant Financial Times offert par compagnie aérienne. Jusque là, pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré. Ai attendu que mon voisin boulotte son petit-déjeuner vomi / barquette pour ingurgiter le mien, afin d'éviter tout risque empoisonnement. Jusque là, pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Suis arrivé sur lieux mission ; première remarque : les agents locaux semblent emprunter un langage codé, n'y comprends pouic, répète : n'y comprends pouic. Mais comme affiche un air passablement emprunté moi-même, s'y méprennent sans doute, jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première journée passée en repérages ; lieux stratégiques mission déjà identifiés, papier plus râpeux qu'en France mais café gratuit. Cantine passable, ai tenté le bretzel au beurre, pas assez gras mais boule Kaiser à base sauce lourde a bien rattrapé la chose. Equipe support mission accueillante et beau paysage. Fin de première journée vers 20H, jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Avant quitter siège entreprise, ai voulu piéger tiroirs avec cheveux, mais capilo-kit oublié France, tant pis, piégé avec bretzel au beurre. Pris U-Bahn jusque taverne Augustini pour me fondre dans payasage. Dîner avec collègues, à 6 avons dû manger 3 porcs entiers. Jusque là pas d'alerte, ne crois pas avoir été repéré. Sur coin assiette, tas de Gemüse ; enpoigne fourchette et répète ancestral geste du paysan soulevant botte paille sans crier gare ; enfourne dans gosier accompagné rire gras pour me fondre dans paysage.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alerte. Alerte. Alerte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attaque au poison, substance inconnue ; choux au détergent pour chiottes éléphants zoo, ou produit à récurer oseilles cales.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alerte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Poison produit attaque papilles, menton, langue, gorge, oreilles. Sinus, crâne, orbites. Tente de rester impassible pour déjouer surveillance, et scruter les visages pour reconnaître agent ennemi. Mais larmes, hoquets convulsifs, au bord étouffement, au bord régurgitation massive, au bord évanouissement. Ennemi attaque encore, enlève tout l'air de la pièce et toute la lumière des yeux, crois tomber ! Essaye boire, pas peux, gestion inouïe de l'effort. Une minute, deux minutes. Regards effarés autour de moi, rires incrédules. Rire moi aussi, mais renforce la douleur, arrête. Alerte. Alerte. Alerte !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Plus tard repassé vidéo de ce moment, pas de visage trahi. Seuls germains débonnaires et rubiconds ou collègues insouciants. Ennemi plus puissant que prévu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Lendemain, retrouve bureau piégé : clavier changé de azertyuio en qwertzöüä. Plante verte apparue à côté bureau. Gens me sourient, foutaises? Avertissement? Dois me sortir situation, renverser tendance et regagner anonymat. Applique donc Plan Wasserkraftwerke, renverse bouteille d'eau sur table nouvelle collègue et quand lève yeux horrifiés, lui colle calibre 12 entre narines et frontibus. Dans charivaris qui s'ensuite, profite confusion pour arracher cheveux et coller avec glue poils torse sur mes joues. Métamorphosé, peux reprendre mission, répète : peux reprendre mission.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Attends prochaines instructions pour agir, wiederhole : warte auf nexte instruktionen zum aktion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fin rapport."&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-6485056222771211570?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/6485056222771211570/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=6485056222771211570&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6485056222771211570'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6485056222771211570'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/11/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-5.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 5)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-7420312997912120618</id><published>2007-11-02T13:55:00.000+01:00</published><updated>2007-11-02T14:10:05.457+01:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 4)</title><content type='html'>&lt;em&gt;Le Directeur finit par me tendre une nouvelle enveloppe kraft.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Vos documents de voyage, tâchez de ne pas les perdre cette fois ! Me lance-t-il d'un ton starcastique.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;J'ouvre et prends connaissance des papiers : une réclame pour l'Oktober Fest, un plan de métro münichois, la photographie ratée d'une Bavaroise tenant une chope de bière. Mon Dieu, pensé-je in petto, ils se sont encore trompés, je devais partir à Madagascar.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Parce que vous pensiez qu'on vous enverrait au bi du bout de l'Afrique, greluche comme vous êtes? Me demande narquoisement le Directeur. Vous nous prenez vraiment pour des chèvres !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Décidément... deuxième allusion fermière en moins de dix minutes ! Ce type a dû trop fouler le purin de son oncle agriculteur dans sa jeunesse. Lui sont d'ailleurs restés ce goût si prononcé pour la chique, et l'habitude détestable de se racler les godillots contre le montant de la porte tous les matins.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je regarde à nouveau mon kit de survie, et fronce les sourcils. Je m'exclame :&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Mais... mais il manque le principal, monsieur le Directeur ! Comment voulez-vous que je me déplace discrètement sans mon pink pass?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;... Vous ne manquez pas d'air ! Un pink pass, rien que ça?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Le Directeur ouvre d'un geste violent son tiroir? prend un pass et me le jette à la figure en fulminant.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Voilà ! Voilà !! Vous êtes content? Mon Dieu, un fou de plus en liberté... Allez, le zouave, dégagez de ma vue ! Du vent, du vent !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Je quitte le bureau, mes longs cheveux flottant dans l'air radieux d'un matin pur. Tout autour de moi, les oiseaux chantent une sonate tandis que les péniches, interminables et majestueuses, font plier la Seine en mille rires muets. Le soleil brille, les automobilistes pestent ; je pars en mission ! La suite au prochain numéro...&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-7420312997912120618?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/7420312997912120618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=7420312997912120618&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7420312997912120618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7420312997912120618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/11/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-4.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 4)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5649074957434616882</id><published>2007-10-27T18:29:00.000+02:00</published><updated>2007-10-27T18:48:39.895+02:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 3)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Un dindon. Un DINDON ! hurle le Directeur. Vous croyez que je n'ai rien d'autre à faire que de... de quoi? De vous relire vos consignes de mission? Et tout ça parce que... parce que quoi? Que vous avez, de vos doigts gras, fait baver l'encre? C'est bien ça?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oui, monsieur le Directeur, aquiescé-je, confus.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Mais achetez-vous du buvard ! Faites travailler des moines copistes, que sais-je ! Vous démarrez très mal, mon petit, ajoute-t-il en balançant un doigt vengeur sous mon nez.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Cela ne manque pas, j'ai toujours été allergique au dernier degré : j'éternue généreusement et me prends, en retour, une chiquenaude à faire valser un Boudha sur son tapis de nems&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Vous avez rendu votre lettre de mission illisible et il faut, &lt;em&gt;en plus&lt;/em&gt;, que vous tentiez de me refiler la grippe aviaire ? Du vent, allez ! Reculez de trois pas.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Je m'exécute&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Bon !! Que disais-je? - Non, taisez-vous. Café.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Devant le peu d'émerveillement de mon regard, il s'arrête, me fixe, et agite sa tasse sous mon nez&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;CAFEEEEE !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;J'éternue, et me baisse dans le même temps pour éviter la tasse qui voltige et va s'écraser sur le mur. Arrivée de Mireille, barissement comminatoire, aller-retour instantané de Mireille qui revient, cafetière fumante en main&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Merci.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Regard ahuri de Mireille, soupir fatigué du Directeur, nouveau hurlement du Directeur&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Merci : sortez ! Du vent, du balai, comme vous voudrez ! Allez, ouste, au placard !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5649074957434616882?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5649074957434616882/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5649074957434616882&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5649074957434616882'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5649074957434616882'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/10/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-3.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 3)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-3819949081997177839</id><published>2007-10-22T20:00:00.000+02:00</published><updated>2007-10-22T20:01:52.304+02:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 2)</title><content type='html'>Ca y est ! Ils ont décidé en haut lieu ; je tiens, tout ému, ma lettre de mission entre les mains. Dans le fond de l'enveloppe kraft, un billet d'avion pour ... Merde, mon doigt a fait baver l'encre.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-3819949081997177839?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/3819949081997177839/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=3819949081997177839&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3819949081997177839'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3819949081997177839'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/10/kugelstropf-et-myrmidon-chapitre-2.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 2)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-94052052021213327</id><published>2007-10-08T20:11:00.000+02:00</published><updated>2007-10-08T20:21:56.620+02:00</updated><title type='text'>Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 1)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;&lt;em&gt;A peine suis-je entré dans son bureau que le directeur attaque&lt;/em&gt;.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Vous savez pourquoi je vous ai fait appeler, n’est-ce pas ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;C’est à dire, oui, oui – non, non… oui, je sais un peu, mais non, je – » marmonné-je.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Ne marmonnez pas tant. Entrez, mais entrez donc ! Et ne regardez pas vos souliers comme ça, levez les yeux. Asseyez-vous. Mais taisez-vous, bon Dieu !&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Oui, monsieur le Directeur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bon… (&lt;em&gt;soupir emphatique&lt;/em&gt;). Vous êtes en grâce là bas, ou bien ils ne savent pas à qui ils ont affaire. Enfin… ils vous ont affecté à une autre mission.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une… une autre mi-…mission ? balbutié-je.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Une mi-mission, mais oui-oui, pantin pantoche ! s’exclame le directeur. Il fallait bien vous changer d’air, non ? Après les approches que vous avez faites à cette petite Tunisienne -&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Je ricane nerveusement)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Cessez de glousser comme un phoque ! Mais tenez-vous un peu droit, bon Dieu ! Et arrêtez de frotter votre chaussure contre le pied de mon bureau (&lt;em&gt;j’arrête derechef&lt;/em&gt;). Je disais… que disais-je, au juste ?&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;(Je scrute le papier qu’il tient sous sa main. Quelques lettres : A…EE…. Y…ALE…)&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Eh bien quoi, que voulez-vous ? Justris, je vous parle ! (&lt;em&gt;Je relève la tête, confus&lt;/em&gt;). Ne soyez pas confus, soyez discret ! Bon sang de bonsoir. (&lt;em&gt;Il froisse le tract syndical et le jette à côté du bureau, en manquant la corbeille d’un bon mètre&lt;/em&gt;). Donc, que disais-je ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;« Cessez de glousser comme un phoque », monsieur le Directeur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Quoi ? (&lt;em&gt;le directeur s’est dressé comme un naja sur son fauteuil&lt;/em&gt;). Ah ! … oui… je disais ça, très bien. Bon, bon. Mireille… MIREILLE ! CAFE !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Mireille, cinquante-deux ans dont trente-trois d’arythmies cardiaques, se précipite avec une cafetière fumante posée en équilibre sur un tableau imitation Miro&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Merci mon petit. Et bien quoi, vous n’attendez pas un pourboire tout de même ? Allez, allez !! Au placard !&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;Mireille retraverse la porte aux vitres dépolies pour se calfeutrer dans sa yourte mongole&lt;/em&gt;).&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Bien-bien. ... Que disais-je au juste ? –Ah non, taisez-vous ! Très bien. Donc, ils ont décidé de vous éloigner temporairement, et de vous affecter ailleurs. En des termes très choisis d’ailleurs ! (&lt;em&gt;Il ouvre un tiroir, sort une enveloppe et l’ouvre d’un coup sec. Je lorgne&lt;/em&gt;).&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Eh bien quoi, ça vous gêne que je lise mon courrier en vous parlant ? Vous ne me croyez pas capable de faire deux choses à la fois, peut-être ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Si, monsieur le Directeur.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Alors fermez votre clapet, ou vous finirez par tenter le cabot de Mireille. (&lt;em&gt;Je doute&lt;/em&gt;). Votre langue de veau, imbécile ! (&lt;em&gt;Je ris discrètement&lt;/em&gt;). Ne riez que si vous trouvez cela drôle, cessez ! Cessez d’être obséquieux une fois dans votre vie, Justris.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Bien, monsieur le Directeur. Oui, monsieur le Directeur.&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p&gt;(&lt;em&gt;J’esquive le presse-papier qui va s’écraser sur la cloison du bureau ; Mireille rentre, affolée, une seconde cafetière à la main. Le directeur la gratifie d’un grand sourire las, puis d’un hurlement propre à effrayer le pire des cauchemars. Mireille ressort, les tympans vrillés pour les deux prochaines années&lt;/em&gt;). &lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;Ça ne vous intéresse pas de savoir où vous êtes envoyé ?&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Si, monsieur le Directeur, je suis très im-&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Taisez-vous ! On ne s’entend plus. &lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-94052052021213327?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/94052052021213327/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=94052052021213327&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/94052052021213327'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/94052052021213327'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/10/peine-suis-je-entr-dans-son-bureau-que.html' title='Kugelstropf et Myrmidon (chapitre 1)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-835661479814009384</id><published>2007-07-23T23:43:00.000+02:00</published><updated>2008-11-07T05:16:37.479+01:00</updated><title type='text'>Sous le choc</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_-jRnoFtZRyc/RqUjf4LfCjI/AAAAAAAAAAk/8e-6ZfuSO9M/s1600-h/wow%2Bintgouvfr%2B2%C2%A7sf1%C3%A9i.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5090513984375687730" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_-jRnoFtZRyc/RqUjf4LfCjI/AAAAAAAAAAk/8e-6ZfuSO9M/s400/wow%2Bintgouvfr%2B2%C2%A7sf1%C3%A9i.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-835661479814009384?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/835661479814009384/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=835661479814009384&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/835661479814009384'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/835661479814009384'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/07/sous-le-choc.html' title='Sous le choc'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_-jRnoFtZRyc/RqUjf4LfCjI/AAAAAAAAAAk/8e-6ZfuSO9M/s72-c/wow%2Bintgouvfr%2B2%C2%A7sf1%C3%A9i.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-9057745369465792041</id><published>2007-07-09T14:02:00.000+02:00</published><updated>2007-07-09T14:06:18.018+02:00</updated><title type='text'>Bonne nouvelle !</title><content type='html'>Bonne nouvelle !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il ne pourra pas faire plus mauvais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cela dit, le nom de ce blog prend enfin tout son sens puisque me voici bien mieux protégé que vous de la Seine qui monte ;-). Tout de même, je postule pour le rôle du pachyderme mâle sur la prochaine Arche de Noé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-9057745369465792041?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/9057745369465792041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=9057745369465792041&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9057745369465792041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9057745369465792041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/07/bonne-nouvelle.html' title='Bonne nouvelle !'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-9053849560828128545</id><published>2007-05-28T21:09:00.000+02:00</published><updated>2007-05-28T21:10:23.338+02:00</updated><title type='text'>Avis à la 500ème visiteuse de ce blog...</title><content type='html'>Elle a gagné un dîner et un bouquin ! Qu'elle se signale, screenshot à l'appui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-9053849560828128545?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/9053849560828128545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=9053849560828128545&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9053849560828128545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9053849560828128545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/05/avis-la-500me-visiteuse-de-ce-blog.html' title='Avis à la 500ème visiteuse de ce blog...'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-842562025179554467</id><published>2007-05-28T21:07:00.000+02:00</published><updated>2007-05-28T21:09:15.647+02:00</updated><title type='text'>Avis au 500è visiteur de ce blog...</title><content type='html'>il a gagné un dîner et un bouquin ! qu'il se signale, screenshot à l'appui...&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-842562025179554467?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/842562025179554467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=842562025179554467&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/842562025179554467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/842562025179554467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/05/avis-au-500-visiteur-de-ce-blog.html' title='Avis au 500è visiteur de ce blog...'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-99297337933765878</id><published>2007-05-14T21:09:00.000+02:00</published><updated>2007-05-14T21:17:06.418+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 6)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Le &lt;em&gt;pâtes molles&lt;/em&gt; est dit sur un ton qui met de toute évidence en cause la qualité anatomique de mes attributs masculins. Le vieux sectaire ronfle de contentement, prêt à assister à une joute qui, si elle ne vaut pas un lutte à dos nu, promet néanmoins d’être fameuse. De fait, je sors de mon sac l’ « alcool de vaches » dont j’ai acheté à Blonay la fiasque souvenir (1,5L, la taille d’un souvenir qui peut durer) ; la vieille hystérique extirpe pour sa part deux godets de son sac à dos modèle 1956 et me les tend solennellement. Nous nous mettons dans le « carré » de la rame, chassant la famille nombreuse qui s’y ébattait, et entreprenons d’enquiller.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les douanes, qui ont le sens de l’à-propos et choisissent ce moment pour passer, signalent opportunément au chercheur qui tient ma bouteille entre ses mains « afin de voir quel poison on veut me faire ingurgiter », que l’importation d’alcool artisanal est interdit et passible d’une amende de 300 Francs suisses. Mon chercheur de blêmir, de bredouiller à propos de sa bourse d’études et des 8 enfants qu’il a à charges un peu partout en Europe – avant de m’accuser (perfidement si l’on en croit l’attitude du douanier) et de prétendre que cette bouteille n’est pas la sienne, pensez, de l’alcool de vaches, la bonne blague.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le vieux sectaire s’en mêle pour ne pas laisser un alcool de son pays insulté de la sorte ; il entreprend de confondre le chercheur avec l’aide de la vieille hystérique qui voit dans cette apothéose le point d’orgue de sa journée. A eux deux, les vieux font basculer mon adversaire qui, contraint et forcé, va chercher son chéquier dans sa valise (non étiquetée – deuxième amende, délivrée par le contrôleur qui faisait un come-back « pour la forme ») et verse, rageur, les 300 Francs suisses en affichant pour la deuxième fois de la soirée cette couleur tomate-aubergine si étonnante et originale. Je lui fais part, en conclusion, de la remarquable analogie entre pâte molle et bourse vide, ce qui me propulse sur la première marche du podium puisque le chercheur, exaspéré, choisit de finir son trajet dans les toilettes, s’attirant les foudres de la famille nombreuse et la troisième amende de sa journée pour utilisation des espaces communs excédant la tolérance acceptable. Il serait intéressant, entre nous, de savoir ce que la SNCF entend par « tolérance acceptable » et si les cas gastriques aigus sont inclus dans cette définition – mais c’est un autre sujet.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Arrivée en gare de Lyon avec 1H35 de retard (intervention des pompiers pour désincarcérer le vieux sectaire coincé entre les toilettes du wagon et la bicyclette laissée au milieu du couloir par l’hystérique (deuxième amende pour sa prune de vieille bique, les TGV n’acceptant pas les vélos) ; puis arrêt sur voies pour permettre aux &lt;em&gt;Saupiternem Alsaceum Batracii&lt;/em&gt; d’effectuer leur migration saisonnière, suite à à la vigie de l’APG du coin ainsi qu'à l’arrêté préfectoral les protégeant dans leur courageuse tentative de ralliement du Rhin depuis Dunkerque). Pas de grève de métro ni de panne d’ascenseur à Abbesses ; pas de dégât des eaux, d’incendie ou de poubelle en déshérence me contraignant à demander asile chez la voisine ; pas de rien d'autre, ni de tout du tout - bref.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que dire d’autre sur ce trajet, somme toute classique et sans histoire ?&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-99297337933765878?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/99297337933765878/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=99297337933765878&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/99297337933765878'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/99297337933765878'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/05/lausanne-paris-au-fil-du-rail-chapitre.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 6)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-3180908345394047577</id><published>2007-05-06T23:02:00.000+02:00</published><updated>2007-05-06T23:18:00.700+02:00</updated><title type='text'>...Et nous nous réjouissons...</title><content type='html'>(1) avec tous les gens de petite taille, qui sortent grandis de cette élection présidentielle&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(2) de l'intensification des liens Nord - Sud, surtout vers le Sud&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(3) de ce qu'il est désormais prouvé que le gêne de la présidence est attaché au chromosome Y&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-3180908345394047577?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/3180908345394047577/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=3180908345394047577&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3180908345394047577'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3180908345394047577'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/05/et-nous-nous-rjouissons.html' title='...Et nous nous réjouissons...'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5257848881369386809</id><published>2007-04-29T23:59:00.000+02:00</published><updated>2007-04-30T00:02:22.112+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 5)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je maintiens, reprend le chercheur obstiné, que chercher à prendre la Vie de court est paradoxal et intéressant. Voyez plutôt, Madame a décidé de fumer, oblitérant volontairement sa vie de dix à vingt ans ; elle a repris à Dieu le droit de mort, de même qu’elle pense, en temps que femme, lui avoir ravi le droit de vie.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est une question de respect, avance la fumeuse. Je ne ravis rien à qui que ce soit, je profite tout simplement et de la vie, et de la liberté que me confère cette vie. A l’inverse, si je m’interdisais de faire quoi que ce soit qui puisse toucher à la vie, la mienne y compris, j’aurais l’impression de refuser un cadeau du Ciel. N’est-ce pas le plus beau des mercis que de montrer à son Créateur que l’on dispose librement de ce qu’il nous a librement donné ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous êtes timbrés, vous autres ; vous viendriez du Vaudois que cela ne m’étonnerait pas plus que cela, intervient le vieux sectaire. Moi, ma vie, elle me regarde et elle est ce que j’en ai fait, mais je n’ai pas eu le choix. La faute au système, je pense, finit-il sentencieusement, d’un air de dire « je pénètre à l’instant le cénacle de la philosophie politique ».&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je, theu, rheu, tente le vieux au coude pointu qui n’avait rien dit jusqu’à présent. Je, rheu, ne pense pas que, theu, voyez si vous pouvez le penser.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est l’air conditionné, s’écrie la vieille hystérique. Je le sais bien, moi, qu’on tombe malade dans ces trains climatisés. Tenez, mettez-vous mon écharpe autour de votre cou, ajoute-t-elle en tendant au vieux son étole orange passé.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Affublé de l’écharpe, le vieux tente de reprendre ; il crache, tousse, rheu-teuh-te, puis abandonne d’un geste du coude avant de revenir à son mot croisé (« La Gazette de Vevey », en page 14).&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toujours est-il, s’entête la fumeuse, que j’ai choisi de fumer. J’ai choisi de monter dans ce train, je choisirai d’en descendre ; vous voyez bien que c’est on-to-lo-gique.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne vois pas ce que le vin vient faire ici, rétorque le vieux sectaire. N’essayez pas de m’embobiner, ça n’est pas aux vieilles marmites qu’on apprend à faire la grimace !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne voudrais pas vous reprendre, s’insère perfidement le chercheur, mais l’expression exacte est : « &lt;em&gt;c’est dans les vieilles marmites qu’on fait les meilleures soupes&lt;/em&gt; », ou : « &lt;em&gt;ce n’est pas aux vieux singes qu’on apprend à faire la grimace&lt;/em&gt; ». Cela dit, la méprise est plus courante que vous ne le croyez –&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne me prenez pas pour un con, jeune niais, l’interrompt le vieux sectaire. Je sais parfaitement ce que je dis. Il est hors de question que je m’assimile à un singe, à un singe m’entendez vous ! Et ce n’est pas à une vieille marmite comme moi (ce disant, il frotte son ventre proéminent) qu’on fera faire autre chose que de la see-krautt-soupe ! Vous ne savez pas, bien sûr, enchaîne-t-il en reniflant de mépris, ce qu’est la see-krautt-soupe… (il soupire, les yeux au ciel). Je vous explique.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Pas la peine, on connaît, lancé-je. Prenez des carottes, baissez-leur le froc, mettez-les dos au lac et faites-les sauter sur leurs adversaires les navets.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Très spirituel, jeune chimpanzé, me répond le vieux sectaire. Vous vous croyez drôle ? (En réalité, pas vraiment, non). La see-krautt-soupe se fait uniquement dans ma région, avec une herbe qu’on ne trouve que là-bas. Autrefois (soupir nostalgique) on la faisait avec l’eau du lac, une des plus pures du pays ! Mais vos usines et vos tout-à-l’égout ont tout salopé. Enfin… je la fais pour ma part toujours avec l’eau du lac, parce que vos résidus toxiques ne suffiront pas à me mettre part terre.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est très instructif, déclare le chercheur. Notez, jeune homme, ça ne pourra que vous être utile dans le cadre de vos recherches sur les &lt;em&gt;pâtes molles&lt;/em&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5257848881369386809?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5257848881369386809/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5257848881369386809&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5257848881369386809'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5257848881369386809'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/04/lausanne-paris-au-fil-du-rail-chapitre_29.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 5)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-1644328976175575676</id><published>2007-04-26T20:59:00.000+02:00</published><updated>2007-04-26T21:05:58.165+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 4)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Dehors, les ultimes rayons du soleil subliment les forêts qui couvrent les collines environnantes ; elles semblent revenues à leur plus bel automne, le vert de leur nouvelle ramure se fondant au roux des feuilles demeurées accrochées tout l’hiver à leur branchage nu. Une femme, fumeuse au long court a priori, tousse à fendre l’âme à l’autre bout de la rame ; elle demande en anglais à son voisin de lui passer la bouteille d’eau ; boit ; tousse à nouveau, et se tait.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Dans la travée principale, l’hôte SNCF passe et propose boissons chaudes et fraîches à chacun ; je suis persuadé qu’il s’agit du présentateur du JT de l’été précédent ; mais j’évite de me tourner en ridicule et me tiens coi. Je m’ennuie, toutefois. Changer de wagon ? Ce pourrait être une stratégie payante mais il est un peu tard pour réinvestir dans une discussion, une accroche. Je note donc dans le coin de mon calepin : « &lt;em&gt;pâtes molles&lt;/em&gt; ; &lt;em&gt;catch&lt;/em&gt; », prévoyant de recycler à l’occasion ces deux cas de figures développés avec un certain succès aujourd’hui ; puis je me tourne côté vitre, et tente de m’endormir.&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;Cahot – bosse au front, cahot – bosse au front, cahot – bosse au front. Je relève la tête et hurle que j’en ai vraiment marre ! Ras le bol de ces damnés trains pas foutus de rouler droit sur des rails pourtant strictement horizontaux. La vieille hystérique, qui a le pardon facile (ou la mémoire de son âge), se penche vers moi et me rétorque qu’on roule aujourd’hui infiniment mieux qu’il y a cinquante ans, où l’on devait s’arrêter pour laisser passer les convois de soldats vers le front ou lorsque, la voie ayant été bombardée, il fallait descendre et marcher le long du ballast jusqu’à la gare suivante.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous me faites bien rigoler, mémé ; à l’époque de votre naissance, le train n’existait pas et il fallait se taper des chariots à bœufs, descendre dans les champs pour cueillir des carottes et redémarrer le moteur. Et encore, je vous parle d’une époque à laquelle la roue avait déjà été inventée.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous êtes un impertinent, et un polisson, me renvoie la vieille piquée. Mais c’est vrai que vous autres sportifs de haut niveau, vous en avez plus en couenne qu’en cervelle, hein ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;J’esquisse un geste du tranchant de la main, la vieille couine de terreur et se recroqueville au fond de sa place. Je souris alors en montrant les crocs, sors un grognement à la limite du râle puis, m’estimant satisfait, cesse mon intimidation sur un dernier rictus.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous finirez bloqué un jour, prophétise la vieille d’un ton craintif ; mon voisin de pallier louchait, on lui a soufflé sur le nez et il est resté ainsi depuis ! Vous verrez, vous verrez, la vie n’est pas tendre avec ses créatures.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Comme on fait son lit, l’on se couche, observe la fumeuse au long court ; voyez si j’ai attendu que la vie me coince – non ? J’ai pris les devants, et décidé de ma vie comme je l’entendais.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est intéressant, intervient à son tour le chercheur ; on ne peut pas décider pour la vie &lt;em&gt;après&lt;/em&gt; la vie, mais &lt;em&gt;avant&lt;/em&gt;… si ? L’Homme peut donc précéder sa destinée, s’il ne peut la différer. En vérité, c’est assez riche comme idée !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est crétin, oui, rétorque le vieux sectaire. Regardez madame : la vie avait décidé qu’elle fumerait à en tousser comme une toxico, et elle l’a fait ! Le fait qu’elle ait cru décider de sa propre vie n’est qu’un effet de manches du Destin, son ultime sarcasme. En réalité, nous sommes tous nés, nous mourrons tous ! Je ne crois pas à ces fadaises de liberté.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Regardez pourtant : le mépris est imposé à l’homme par l’homme, tandis que la méprise passe de la nature à l’humanité. Vous voyez donc bien qu’il est conceptuellement possible de disjoindre les choix de la Vie sur l’Homme des choix de l’Homme sur l’Homme, non ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne vois pas trop, non, lancé-je depuis mon fauteuil tout au devant de la rame.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous, professeur, on vous demandera votre avis quand on en viendra à l’analogie de la nouille et de l’homme, si vous n’y voyez pas d’inconvénient, me balance le chercheur.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Faites attention tout de même, glisse la vieille effrayée, c’est un violent. Tout à l’heure, il a menacé de me réduire en bouille... Notez qu’il ne l’aurait pas fait sans s’en mordre les doigts, poursuit-elle ; mon gendre est policier à Toulon, il connaît le cousin du Préfet – ça lui aurait coûté cher !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Toujours est-il, s’obstine la fumeuse, que j’ai choisi de fumer, non ? J’aurais aussi bien pu choisir d’aimer la peinture du XVIIIème siècle, ou être danseuse de revue (ricanement du vieux sectaire, qui s’offre l’image in petto). Mais j’ai préféré fumer. Vous-même, vous choisissez bien la couleur de votre personnel, non ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous avez les oreilles bien pointues, déclare le vieux sectaire d’un ton acrimonieux. Faites-vous danseuse du ventre chez les elfes, vous aurez du succès !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Le contrôleur, qui arrive dans la rame, met un terme à cette discussion ; contrôle des billets, amende à la vieille hystéro qui a « oublié son ticket chez son gendre de Toulon – Mais on est dans un Lausanne-Paris, Madame – Et alors, on peut bien faire un crochet par chez soi avant de rallier la ville lumière, non ? ». Enquête d’un Suisse romand à l’accent pachydermique pour savoir d’où l’on vient (« je n’aime pas beaucoup vos questions, mon vieux ; d’où venez-vous vous-même ? » récrimine le vieux sectaire), où l’on va (j’ai une réponse toute faite, mais je la garde pour moi) ; pour quel motif (vingt minutes d’exposé sur le mépris, dont le Suisse se serait bien passé).&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-1644328976175575676?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/1644328976175575676/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=1644328976175575676&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/1644328976175575676'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/1644328976175575676'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/04/lausanne-paris-au-fil-du-rail-chapitre_26.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 4)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-7378488645813956332</id><published>2007-04-22T22:45:00.000+02:00</published><updated>2007-04-22T22:52:06.979+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 3)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Marre de ces gens ? Me glisse sa nouvelle voisine émoustillée ; il s’agit d’une vieille visiblement en manque d’animation – le genre « vieille à l’affût ». Elle ajoute : irez-vous au bar ? Ils proposent un choix de sandwichs et de boissons fraîches ou chaudes – je les trouve à titre personnel chères et synthétiques au possible mais que voulez-vous… il faut bien se nourrir, non ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Non, rétorqué-je du tac au tac ; et je me relève pour m’asseoir un rang plus loin.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Eviter à tout pris les pépiements hystériques d’une vieille en mal de petits enfants ; ça piaille, ça geint et ça finit par vous refiler ses puces. Je l’entends maugréer que la jeunesse, n’est-ce pas, est toujours aussi impolie et qu’elle lui mettra des claques. Je balance au dessus de mon dossier : « Essayez toujours, je suis catcheur professionnel et je gobe trois vieilles chaque jour à l’entraînement ».&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;La vieille se le tient pour dit tandis que le chercheur, réveillé comme par miracle, me regarde à présent avec des yeux emplis de dédain. Allons donc, professeur au Collège de France, pourquoi pas marabout de l’Elysée ! Quant au second voisin, le rogomme sectaire, il se lève à son tour et se penche vers moi pour me dire, ravi :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;savez-vous que la lutte dos nus est née dans notre canton ? L’actuel champion de la discipline habite d’ailleurs notre lotissement.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ah oui ? demandé-je par pur réflexe.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Eh oui ! Vous savez, la lutte à dos nu demande une très grande force, mais aussi beaucoup de jugeote ! Chacun des quatre adversaires tombe la chemise, se place dans le cercle et tourne le dos à ses opposants. Il n’a pas le droit de les voir ! C’est interdit. Le combat se déroule ensuite de la sorte : chaque combattant, à son tour, doit bondir – de dos toujours – vers un de ses adversaires et tenter de le sortir du cercle. Il n’a pas le droit à l’erreur ! Tenez, poursuit le deuxième voisin avec animation, lors du tournoi de l’an dernier, Timmy a sauté sans toucher personne… non seulement il est sorti du cercle et s’est disqualifié, mais il s’est déplacé un lombaire. Aujourd’hui il est en rééducation à Bâle mais, glisse le vieux d’un air secret, si vous voulez mon avis – il est fini. C’est que ça ne pardonne pas ! La lutte à dos nu, c’est quelque chose… vous verrez, conclut-il d’un ton sentencieux.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je réponds : « Sûrement. J’ai moi-même pratiqué la lutte à chevilles enflées et le combat à capitalisation, du temps où, n’est-ce pas…&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne connais pas ces sports, mais je suis sûr qu’ils ne valent pas la lutte à dos nu, rétorque le vieux. Tout de même, vous avez un palmarès ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Bien sûr ; j’en ai eu un pendant 6 ans, un petit modèle à poils courts qui faisait mon bonheur. Mais il a été fauché par une mobylette de livraison et je n’ai jamais eu le cœur à en avoir un autre. Excusez-moi, c’est très personnel.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je vous en prie, répond le deuxième voisin en se demandant, pour la seconde fois, s’il a affaire à un crétin fini ou à un narquois de première.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Il va se rasseoir et reprend la lecture de son livre : « La taxidermie facile ».&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-7378488645813956332?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/7378488645813956332/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=7378488645813956332&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7378488645813956332'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7378488645813956332'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/04/lausanne-paris-au-fil-du-rail-chapitre_22.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 3)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5151521071527643724</id><published>2007-04-18T22:38:00.000+02:00</published><updated>2007-04-18T22:44:39.142+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 2)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Dehors, le soleil a quasiment disparu ; j’imagine qu’il est en train de chauffer la croûte terrestre à ras de campagne, comme on dore le bord d’une pizza avant de la disposer sur la grande assiette plate. Galilée, Newton, en voilà des énergumènes, me dis-je amusé tandis que le monde se grise peu à peu de l’autre côté de la vitre. Quelques passages attirent encore mon œil, comme ce semblant de marécage à l’eau plissée qui serpente entre des touffes d’ajoncs frileux, pliés par la brise du soir. Les coteaux gagnent en volume, portant désormais plus loin leur ombre épaisse. Il n’est pas de détail dans le paysage défilant qui n’ait légèrement gagné à cette déclinaison solaire, jusqu'à cette petite route qui borde la forêt et glisse sous la voie ferrée ; elle semble elle aussi désormais plus typique, mieux ancrée dans le paysage.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Un tunnel à présent ; sera-t-il assez long pour que l’autre côté soit plongé dans la nuit ? Non ; en revanche, ce qui est étonnant, c'est que le soleil qui était &lt;em&gt;derrière&lt;/em&gt; le train se retrouve à &lt;em&gt;présent&lt;/em&gt; devant. Il n’y a pas de doute possible, les ombres qui étaient portées dans un sens sont résolument orientées dans l’autre. Comment est-ce possible ? J’échafaude mille conjectures : si mon train avait passé l’équateur en même temps qu’il avait traversé ce tunnel, l’inversion du soleil serait-elle logique ? Je cherche ensuite une analogie avec la force de Coriolis, et regrette d’avoir froissé le chercheur. Après tout, celui-ci aurait peut-être trouvé une explication au phénomène. Prêt à m’excuser dans les formes, je me retourne mais mon ex-voisin sommeille, la tête lourdement posée sur sa tablette. « Bravo le sens de l’observation », pensé-je en espérant secrètement qu’il bave par sa bouche entrouverte, juste pour le plaisir de le voir pris en flagrant délit par le contrôleur.&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, le train est arrivé à Frannes ; la rame de TGV doit être jumelée à une autre rame en attente, et une voix préenregistrée avertit les voyageurs qu’aucune descente ne sera possible avant la complétion de cette opération technique. Mon nouveau voisin grommelle qu’il n’en est pas question :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;On ne me forcera pas à me jumeler avec quelqu’un que je ne connais pas !&lt;/li&gt;&lt;li&gt;Vous êtes sérieux ? Lui demandé-je.&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Jeune homme, j’ai vécu dix ans dans une barre HLM ; on ne me demandait pas mon avis avant de faire emménager de nouveaux voisins, on ne m’a pas davantage consulté pour changer la concierge, même si c’est la seule idée sensée que je prête à la Régie sur ses cent derniers mandats. J’ai déménagé dans un lotissement au syndicat duquel je participe : nous accueillons, ou refoulons collégialement tout nouveau postulant ; nous choisissons sur curriculum vitae le personnel d’entretien de nos jardins et des espaces communs. Tenez, la semaine dernière nous avons d’ailleurs voté en faveur d’un facteur qui vient pourtant d’un autre canton que le nôtre ! C’est vous dire que nous ne faisons pas cela par esprit sectaire, mais dans l’idée de vivre là et comme nous le souhaitons. Pour revenir à notre sujet, imaginez que la nouvelle rame soit peuplée de touristes obèses en visite, le surpoids entraînera, c’est fatal ! un retard pour l’ensemble des voyageurs ; sans compter l’amortissement du train qui en sera accéléré, surenchérissant ainsi de façon larvée le coût de nos transports. Vous savez combien me coûte mon abonnement annuel de train ? Non, bien sûr, vous ne savez rien, conclut mon nouveau voisin avec un petit rire gras un peu forcé. Vous êtes jeune, la vie vous sourit ? Attendez de voir, recouvrez davantage votre carcasse de peau morte et nous en rediscutons.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Je hasarde : « Dans trente-cinq ans, même lieu, même heure ».&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ah ! s’exclame le voisin en claquant formidablement ma cuisse de sa main calleuse. Vous me plaisez, vous ! Allez, je plaisantais. Si d’autres pèlerins veulent s’arrimer à mon train pour avancer, ça ne me dérange pas ! Je suis bon prince.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je savais bien qu’il y avait, au fond de vous, une petite perle d’amour »&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Et je conclus d’un large sourire qui laisse à penser que je suis sincère autant que le fait que je me moque ouvertement. Puis je me lève pour aller aux toilettes ; un cahot du train me jette sur un vieil homme sec qui s’excuse d’un geste d’avoir le coude aussi pointu ; je disparais dans la cabine, réapparais quelques minutes plus tard et vais m’asseoir à une nouvelle place – ma troisième depuis le début du voyage.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5151521071527643724?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5151521071527643724/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5151521071527643724&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5151521071527643724'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5151521071527643724'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/04/lausanne-paris-au-fil-du-rail-chapitre.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 2)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-3147752357519879191</id><published>2007-04-15T23:22:00.000+02:00</published><updated>2007-04-16T19:58:43.316+02:00</updated><title type='text'>Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 1)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;Je vous livre, brut de décoffrage, le détail de mon Lausanne - Paris. Ecrit au fil de l'eau, vous excuserez donc les incohérences d'enchaînement que la densité de tranche de vie à laquelle j'ai été confrontée a pu parfois induire. A priori, 6 chapitres, sauf à ce que je décide d'enjoliver en cours de route ;-) mais pour le reste, tout -ou presque- est vrai (ou pourrait l'avoir été) !&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;p align="justify"&gt;La vitre du train qui me ramène de Lausanne à Paris me renvoie l’image d’un homme à la peau piquée d’une barbe de 4-5 jours ; le cheveu rare et anarchique ; mes yeux, sérieux et plissés pour échapper à la lumière du soir qui tombe, affichent un regard fixe et interrogateur. Les rais de lumière jouent avec des poteaux de voie ferrée ; les arbres d’une futaie vite dépassée ; puis frappent le train de plein fouet à la traversée d’un long champ dont le pigment tient du brun et du vert foncé. Je m’évalue d’un regard que j’imagine sans concession. Je remarque que je suis plutôt bronzé ; qu’un cheveu dépasse au dessus de mon oreille droite.&lt;br /&gt;Le soleil s’est caché en arrière du train, n’en restent que les rayons portés au ras des prés ; les premières vaches broutent une herbe tiédie par la journée ; et je m’en imagine le parfum, que j’associe sans grande imagination à celui du miel au dessus duquel bourdonneraient quelques mouches encore ankylosées au sortir de l’hiver. Un soupir, une décrispation des yeux ; puis à nouveau la contemplation du paysage qui défile sans se presser ; vallonnée, la région paraît paisible ; les villages n’y sont que partiellement typiques, les vergers en fleurs beaux comme partout. Je cherche pourtant à traquer un élément novateur, une chose atypique – des nuages à la forme impromptue ? Un voisin à la bouille incroyable ? Mais… rien. Un autre soupir, plus appuyé quoique toujours serein (cheval bien nourri ne renâcle que par habitude).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors que je désespère de trouver de quoi occuper mon imaginaire, je suis interpellé par mon voisin, un homme en voyage « pour études ».&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Que tapez-vous au juste sur votre portable ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je voudrais écrire un livre ; j’écris ce qui me passe par la tête en attendant que quelque chose d’intéressant la traverse.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est courageux, observe le voisin ; et il parcourt les premières lignes d’un regard distrait – mais c’est pourtant vrai que vous avez un cheveu qui dépasse au dessus de l’oreille !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis navré, j’en ai si peu et je n’ai pas su les éduquer… m’excusé-je.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Un silence suit ; la discussion n’a pas permis d’embrayer sur une situation intéressante. Je décide donc de forcer le destin et tente à mon tour d’engager la conversation :&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je travaille sur les nouilles ; nous essayons, en ce moment, de fabriquer des pâtes molles à partir de blé dur, ce qui – mais je ne vous apprendrai rien – est à la gastronomie ce que Newton fut à la rotation de la Terre : une révolution !&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je ne voudrais pas vous contredire, me reprend le voisin ; mais il s’agit sans doute de Galilée. Newton, c’est plutôt le coup du pommier.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Je suis de nouveau navré, j’ai si peu de neurones et je ne suis même pas capable des les tenir. Veuillez m’excuser.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Ne vous excusez pas, la méprise est plus courante que vous ne pourriez le croire. En réalité, mon étude porte précisément sur cela : « méprise et mépris dans les sociétés modernes » ; je tente de mettre à jour le lien que je crois exister entre la distorsion de vue que porte le sujet en butte à la méprise et le sentiment faussé qu’impose le sujet à l’objet de son mépris. Mais la méprise est une erreur, un fruit de nos sens ou de notre psychisme tandis que le mépris est, lui, un outil à visée sociale. Serait-il pourtant possible que le mépris soit purement et simplement issu d’une méprise ? Vous me suivez, j’espère : on ne mépriserait l’autre que parce que l’on serait soi-même en butte à une méprise.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous me semblez partir d’un postulat assez optimiste, qui voudrait que le mépris soit toujours infondé. Je ne suis pas sûr que cela soit toujours le cas : tenez, si on ose un parallèle avec les pâtes dures à base de blé tendre d’un côté – et les pâtes molles à base de blé dur de l’autre, …&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;C’est à dire, c’est plus compliqué que cela ; mais vous expliquer nous mènerait assez loin, je ne voudrais pas vous importuner.&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Et le voisin de se replonger dans son journal.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Notez, hasardé-je pour tenter de tenir la discussion, qu’à bien y réfléchir vous devez avoir raison. Nouilles et blé n’ont pas grand chose à voir avec votre outil social. On peut même dire que la pâte est un objet distinctif d’une classe sociale tandis que le mépris, lui, en est un instrument – en gros, manger des nouilles ne vous mènera nulle part tandis que mépriser vous positionnera, potentiellement, « au dessus ». De là à postuler que, socialement parlant, les pâtes sont statiques et le mépris dynamique, il n’y a qu’un pas. Vous pourriez en faire un paragraphe dans votre mémoire, non ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;Vous forcez mon admiration, rétorque avec un brin de sarcasme le chercheur. Vous prétendez, vous qui découvrez le sujet, me fournir de la matière pour une étude que je mène depuis 18 mois ?&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Je lâche : « je suis professeur de philosophie au Collège de France. Voyez si ça change la donne. Allez, toquard, remettez vos hypothèses sous l’œil du microscope et vous verrez que le mépris peut n’être pas toujours une méprise – c’est un axe de réflexion majeur que je vous livre, profitez-en ».&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Puis, laissant mon voisin en plan, je me lève et vais m’asseoir un rang plus loin. Je me retourne pour observer la face mi-pourpre mi-violette du chercheur, et y vois une analogie assez intéressante avec cette sauce tomate–aubergine sur laquelle planche l’équipe marketing de mon entreprise de pâtes supposée. Ravi, je me carre dans mon nouveau fauteuil, et reprends ma contemplation.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-3147752357519879191?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/3147752357519879191/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=3147752357519879191&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3147752357519879191'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3147752357519879191'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/04/lausanne-paris-tranche-de-vie-chapitre.html' title='Lausanne - Paris au fil du rail (chapitre 1)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-6697147553228115560</id><published>2007-03-18T20:00:00.000+01:00</published><updated>2007-03-18T20:14:20.894+01:00</updated><title type='text'>Du bas, du laid, du balai</title><content type='html'>Bien mal récompensé, le 100&lt;span style="font-size:78%;"&gt;ème&lt;/span&gt; visiteur de ce blog… comme quoi la cyber-poussière existe, je l’ai accumulée.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-6697147553228115560?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/6697147553228115560/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=6697147553228115560&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6697147553228115560'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6697147553228115560'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/03/du-bas-du-laid-du-balai.html' title='Du bas, du laid, du balai'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-614210572144418265</id><published>2007-02-22T23:51:00.001+01:00</published><updated>2007-02-22T23:52:51.374+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (16ème et dernier chapitre)</title><content type='html'>&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est une conclusion comme une autre », concède le commissaire en reposant le rapport de Phébert sur son bureau. « Voyez, Lieutenant, pas compliqué d’être factuel et démonstratif !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Heureux que cela vous plaise, Monsieur le Commissaire.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mouais, m’enfin, plaise… vous avez fait votre boulot, pour une fois, c’est tout. Tenez, puisque je vous ai sous la main… (le commissaire fouille dans un fatras de faxes). Vous qui aimez les enquêtes exotiques, que dites-vous de celle-ci ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;Phébert parcourt des yeux le fax ; lève les yeux vers son supérieur qui affiche un sourire narquois ; couine de terreur, et part en fumée.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-614210572144418265?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/614210572144418265/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=614210572144418265&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/614210572144418265'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/614210572144418265'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-16me-et-dernier.html' title='Sois grosse et tais-toi (16ème et dernier chapitre)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-6352902982292544815</id><published>2007-02-22T23:31:00.000+01:00</published><updated>2007-02-22T23:51:05.255+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (15ème chapitre)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;« Souvenez-vous, garnements. N’oubliez jamais cette heure qui a failli voir basculer le destin de notre monde… ». La vieille dame s’assoupit un court instant, tandis que les enfants, inquiets, la tirent par le bas du gilet.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Dis-nous, dis-nous ce qui est arrivé à la secrétaire dans la cave !&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Vraiment ? Vous ne préférez pas savoir ce que sont devenues les femmes sumos ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Elles… elles se sont mis à manger de la salade et sont devenues toutes maigres ? hasarde une petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu y es presque ! s’exclame la grand-mère d’un air ravi et malicieux. Mais ce n’était pas de la salade ; souviens-toi qu’elles étaient presque des dieux – imagines-tu Jésus manger de la laitue toute la journée ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Moi, oui, déclare gravement un petit garçon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu es bête, toi, il n’y avait pas de salade à l’époque de Jésus, ils mangeaient, euh, de la galilette et l’hammane, rétorque la petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Je reprends, donc ; les femmes sumos ont mangé toutes leurs bananes ; elles ont dormi en ronflant comme des ours puis se sont levée en s’étirant grassement. Leur cheffe, Kawasa-Ti, a dévoilé son plan de bataille pendant le petit-déjeuner : il fallait supprimer les manifestantes pour empêcher que le secret menaçant le monde soit découvert. Elles sont donc mises en costume de combat, une petite ceinture noire et des épaulettes de cuir granuleux ; et, après un en-cas rapide, sont montées à l’arrière d’un camion-benne pour aller se cacher au troisième sous-sol de l’immeuble où la secrétaire devait être livrée aux harpies.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les harpies, quoi est-ce ? Demande poliment le petit garçon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu es bête, toi ; lui dit la petite fille. Elle ânone : &lt;em&gt;une harpie (du grec Harpuia, ravisseuse) est une dame acariâtre ou méchante, représentée par une sorte d'aigle à tête de femme&lt;/em&gt;. Par exemple, la maîtresse est une harpie ; ta mère est une harpie ; et moi, je ne suis pas une harpie parce que je ne suis pas encore une dame&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Toi, t'es une groudiche mais je t’aime bien, conclut le petit garçon en la prenant par la main.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Alors que les sumos s’étaient cachées derrière des pots de fleurs, les harpies sont arrivées au sous-sol et ont entouré la pauvre secrétaire. Alors qu’elles s’apprêtaient à la torturer pour lui soutirer son terrible secret, l’Allemand Nikolas, qui depuis le début suivait la scène, s’est avancé et s’est interposé ; il leur a dit : « laissez-moi faire à ma façon, j’ai les moyens de la faire parler. Ni Dieu, ni maître ! ». Les harpies étaient un peu éberluées mais elles avaient confiance en leur leader, si bien que -&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Mon papa dit qu’on n’a plus le droit de parler anglais en France, l’interrompt la petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ce que tu peux être brise-boulards, lui répond le garçon. Bien sûr qu’on a le droit de parler angliche, mon grand frère le fait tout le temps.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Ton grand frère, c’est le tarte ou le mignon ? S’enquiert la petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Hm ; Nikolas s’est donc trouvé tout seul avec Claudia (plus, bien sûr, les dix-sept Japonaises discrètes comme des souris grises derrière leurs bégonias fanés) ; il l’a prise par le menton et lui a dit qu’il la trouvait très jolie, et voulait bien la sauver si elle lui disait, à lui, son tout petit secret qui n’intéressait personne. Qu’auriez-vous fait, les enfants ?&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je ne lui aurais pas donné ; on ne parle pas aux grandes personnes qu’on ne connaît pas, répond la petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je ne lui aurais pas donné non plus, ça ne lui servirait à rien puisque c’est un garçon, rétorque avec logique le petit garçon.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Eh bien Claudia avait dû vous entendre, parce qu’elle n’a rien dit. Alors Nikolas, qui avait un caractère un peu emporté, est devenu tout rouge et a crié : « puisque c’est comme ça, je te rends aux chiennes en frûte qui attendent à côté ! » Et il a ouvert tout grand la porte. « Non ! a crié Claudia très effrayée ; je vais vous donner mon secret ! » Et elle a dit, tout fort, qu’elle mangeait des brocolis tous les jours et que c’est sans doute ça qui l’avait sauvée, parce que sa cheffe Nicole n’en mangeait jamais et qu’on voyait bien ce qu’il lui était arrivée, à cette râleuse de première. Les chiennes en flûte ont hurlé en disant que ces histoires de crustacés ne les intéressaient pas du tout, et que c’était le stimulus amincissant qu’elles voulaient entendre !&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Les brocolis ne sont pas des crustacés, je crois, hasarde le petite garçon&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu es stupide, lui chuchote la petite fille ; tu ne vois pas qu’elle est vieille ? Tu veux lui faire &lt;em&gt;de la peine&lt;/em&gt; ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Je ne me rendais pas compte, dit alors le petit garçon ; mais maintenant que j’y repense, ça doit bien être des crustacés puisqu’on cuit ça dans une casserole, comme les crevettes de Plougernek.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Tu es un gentil petit garçon, dit la vieille dame d’un ton attendri ; puis elle entame un mouvement d’oscillation qui se prolonge longtemps. Enfin, stabilisant son dos branlant, elle reprend : Les femmes étaient furieuses et s’apprêtaient à lapider la pauvre Claudia avec des pavés qui traînaient dans le coin de la cave quand Kawasa-Ti a décidé qu’il était temps d’intervenir. Les sumos sont donc sorties de leurs cachettes et se sont précipitées sur les harpies pour les maîtriser. Elles les ont ligotées avec leur petite ceinture noire et les ont poussées dans un coin plein de poussière de charbon. Puis elles ont libéré Claudia ; la secrétaire s’est évanouie de joie puis, revenue à elle, a appris aux Japonaises comment danser le carrapicho pour les remercier. Les dix-sept sumos ont donc dansé le carrapicho pour fêter leurs dieux japonais en l’honneur de la victoire qu’elles venaient de remporter. Pour finir, Claudia a demandé si elle pouvait dire un mot à ses tortionnaires, « afin de leur dire que je leur pardonne tout ». Kawasa-Ti n’était pas dupe, mais elle voulait en finir ; elle a donc donné suite à la demande de la petite secrétaire qui s’est approchée des harpies et a glissé, à l’oreille de chacune, le fameux et terrible stimulus. Puis tout le monde est sorti de la cave pour éviter de respirer la fumée et de remuer la cendre qui voltigeait un peu partout.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Pourquoi n’ont-elles pas pensé aux brocolis ? demande la petite fille ; c’est pourtant bien comme ça que Claudia a réussi à rester vivante, non ?&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu es drôlement rusée, lui dit le petit garçon admiratif ; moi, je n’aurais jamais fait le lien – mais c’est vrai que je suis un homme, ces histoires de nanas hystériques ne me concernent pas.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tu as raison, ma petite, répond la grand-mère. Elles auraient dû y penser mais, que veux-tu, parfois les méchancetés nous jettent dans de mauvais pas d’où l’agilité de la pensée ne peut nous tirer.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Qui gobe une noix de coco doit assurer ses arrières, assène le petit garçon d’un ton pénétré.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;La cruche peut aller mille fois à la fontaine, elle ne cassera qu'un pot, conclut sentencieusement la petite fille.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Pour finir, Nikolas a vu que sa cause était sans espoir ; il est donc sorti en courant de l’immeuble et a sauté au cou du premier journaliste. Il faut dire que les reporters s’étaient déplacés en masse pour filmer la torture de la secrétaire, et l’assaut des forces de l’ordre qui devait s’ensuivre. L’Allemand a chuchoté au journaliste de Paris Match qu’il avait un secret à monnayer ; la rédaction du magazine a tout de suite donné son accord pour l’énorme somme que demandait Nikolas et deux jours plus tard, une édition spéciale est sortie en kiosque ; elle titrait : « Le Sésame de la minceur ». Toute la France s’est ruée pour acheter l’article ; des journaux étrangers ont même tenté de s’entendre avec l’hebdomadaire français pour en reproduire les passages clef mais Paris Match a refusé, expliquant que seules les Françaises – les plus belles femmes du monde – bénéficieraient du scoop. Dans cette édition, le journaliste qui avait interviewé Nikolas expliquait en long, en large et en travers les vertus du brocolis et son effet régulateur sur le stimulus qui devait, lui, paraître dans l'édition de la semaine suivante.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;C’est rusé, ça, commente le petit garçon. Comme ça tout le monde doit attendre une semaine pour savoir.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Tellement pervers… J’adore ! S’enthousiasme la petite fille en mordant son collier fantaisie.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« La semaine suivante, les ventes de Paris Match ont battu leur record, dépassant celui de la Libération de Paris et même celui de la Coupe du Monde 1998. Toutes les Françaises ont acheté un exemplaire du magazine ; des attroupements monstres se sont formés devant les kiosques car les femmes voulaient à tout prix lire l’article dès qu’elles avaient le journal en main. Et on a observé, à 4H30 du matin (heure d’ouverture des kiosques parisiens), un tel phénomène de thermogenèse collective que la température a augmenté de 5°C pendant plus de deux heures ; les pigeons qui rentraient de boîte de nuit se sont trouvés rôtis en plein vol. Bref, ç’a a été un bon jour pour les femmes et pour les chats, conclut la vieille dame sur un ton malicieux.&lt;/p&gt;&lt;ul&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Et les Japonaises ? S’enquiert le petit garçon.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;li&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Oui, les Waponaisses ? Répète la petite fille, la bouche pleine de brocolis congelés qu’elle vient de prendre au congélateur.&lt;/span&gt;&lt;/li&gt;&lt;/ul&gt;&lt;p align="justify"&gt;« La fermeture des frontières qu’avait imposé le Président de la République pour éviter une immigration féminine de masse sur le sol Français n’a pas empêché les Japonaises d'acheter Paris Match, puisqu’elles étaient déjà sur place ; ayant lu « Le Sésame de la minceur », elles ont envoyé un pigeon voyageur prévenir les femmes de leur nation insulaire de la recette miracle ; et le Japon a connu, grâce à ses lipidiques émissaires, deux phénomènes simultanés : il est devenu le premier importateur au monde de sésame, et a détrôné les Belges dans les blagues des cours de récréation pour les vingt années à venir. »&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-6352902982292544815?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/6352902982292544815/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=6352902982292544815&amp;isPopup=true' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6352902982292544815'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6352902982292544815'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-15-et-dernier.html' title='Sois grosse et tais-toi (15ème chapitre)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5563891808838243326</id><published>2007-02-15T19:39:00.000+01:00</published><updated>2007-02-15T22:15:19.488+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 14)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;Remise sur pieds, Claudia devient l'assistante personnelle du Président de la République. Pourquoi n’a-t-elle pas succombé au stimulus ? Les médecins et chercheurs qui l’ont tirée se son coma farfouillent frénétiquement dans les échantillons sur elle prélevés (sang, peau, rate, tissu gastrique, …) tandis que l'ingénue continue, irréelle de pureté, à papillonner de service en service en faisant le vide sur son passage. Le Président, avec son humour particulier, commente la chose en disant qu’au fond, le non remplacement de la moitié des fonctionnaires partant à la retraite ne sera bientôt plus une priorité et que cela ôte un argument de poids aux gamins qui font campagne pour la prochain échéance électorale.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant ce temps, les manifestations de femmes en colère ont pris leur rythme de croisière, rassemblant désormais plus de vingt mille participantes par jour ; leur cortège emprunte classiquement le Cours de Vincennes et passe par la Bastille pour s’arrêter sur la Place de la République. Là, à grand renfort de cuivres et de cornes de brume, elles rappellent au peuple de Paris leur détermination à devenir minces, et scandent le nom de « Nikolas ! Nikolas ! » des heures durant. Le médiateur de la république a bien tenté, mais en vain, de dire à la délégation d’hystériques qui campe dans son ascenseur qu’on a dû les induire en erreur et que leur demande ne pourra en aucun cas aboutir puisque le gouvernement, quand bien même il le voudrait, &lt;em&gt;ne possède pas&lt;/em&gt; cette information secrète dont elles réclament la publication. Elles réfutent en bloc ce qu’elles nomment un « argumentaire testostéronique » et exigent chaque jour quatre heures de négociation avant de laisser le médiateur appuyer sur le bouton de son choix, tandis que celui-ci se larde intérieurement le cerveau pour se punir d’avoir choisi un bureau au 24ème étage. Puis, sans écouter ses arguments, elles exigent qu’une femme les reçoive en arguant du fait que seule une de leurs pairs pourra les comprendre. Le médiateur tente à nouveau (toujours en vain) de leur expliquer qu’aucune femme titulaire d’un poste de la Fonction Publique n’a voulu se déplacer, en dépit des efforts personnels employés par le Président de la République qui a délégué son assistante &lt;em&gt;personnelle&lt;/em&gt; pour les convaincre. « Qu’on nous donne l’assistante elle-même alors ! » hurlent les harpies. A force d’ultrasons, elles finissent par obtenir que celle-ci leur soit livrée, ligotée à une chaise du troisième sous-sol du building, à minuit le mardi suivant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La presse s’est emparée de l’affaire pour de bon. Suite à une fuite et malgré le démenti de l’Elysée, les titres nationaux ont découvert le concept de « thermogenèse postprandiale » et le rédigent à toutes les sauces :&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Saveurs du Monde&lt;/em&gt;) « Un repas froid peut-il inverser le processus de thermogenèse jusqu’au rhume ? »&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Santé&lt;/em&gt;) « Si je prive ma voisine de nourriture, ses bouffées de chaleur s’arrêteront-elles ? »&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Femina&lt;/em&gt;) « Je peux réguler ma fièvre par le seul exercice de la pensée »&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;Rubrique-à-brac&lt;/em&gt;) « Si je gobe, avec une paille, le blanc d’un œuf cru cassé sur mon front, la thermogenèse engendrée permettra-t-elle d’y cuire le jaune ? »&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Hôtes discrètes de la Nation, les dix-sept sumos sont dignement ressorties du commissariat à la queue leu leu à la suite de leur entretien avec Phébert, sous les yeux de quelques badauds qui sifflotaient « hey ho, on rentre du boulot » en rigolant doucement. Elles rentrent chacune dans leur Smart publicitaire, et regagnent cahin-caha la résidence particulière que les Abattoirs Maurice Gardette (Paris XI) ont courtoisement mise à leur disposition. Kawasa-Ti renvoie chacune dans sa chambre méditer sur les évènements et ingurgiter, avec méthode, les dix mille calories nécessaires au maintien de sa masse adipeuse.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5563891808838243326?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5563891808838243326/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5563891808838243326&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5563891808838243326'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5563891808838243326'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-14.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 14)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-3962871498943083639</id><published>2007-02-12T22:10:00.000+01:00</published><updated>2007-02-12T22:47:25.704+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 13)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;« … Cas… chance ! …Ne pas… filer l’occasion. Ni… Oh, elle a… -Vous croyez ? – Mais puisque… puisque je vous le dis, reg… - Mais c’est pourtant vrai ! App-… au fond du coul… - Le choc va être rude, non ? – Sans nul d… m… s’il fallait prendre en … l’individualité n’est pas tout, non ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudia risque un regard téméraire entre ses paupières de plomb ; elle prend peu à peu conscience des trois – non, quatre visages flous qui se penchent au dessus d’elle avec de vagues sourires qui gigotent mollement. Elle se rend progressivement compte qu’elle est couchée, bordée au plus serré dans le lit d’une pièce qu’elle ne connaît pas ; puis, brusquement, tout refait surface : le président, le stimulus ! Dans un choc tétanique, elle comprend qu’elle est morte, et laisse filtrer un hululement plaintif en perdant à nouveau conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« … Le premier cas … chance ! …Ne pas… -té de cette opportunité unique. Ni celle de… Oh, elle a rep-… -Vous croyez ? – Mais puisque… si vous ne me croyez pas, regar… - Mais c’est qu’il a raison ! Appelez… plus loin sur la d… - Le choc ne va pas être des moindres, non ? – Sans nul d… mais… s’il fallait prendre en … l’individualité n’est pas tout, non ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudia se hasarde à entrouvrir une paupière douloureuse ; elle prend peu à peu conscience de ces quatre faces imprécises qui se penchent au dessus d’elle avec de vagues mimiques grimaçant une sympathie molle. Elle se rend compte qu’elle est allongée dans un lit inconnu, bordée de draps empesés très blancs; puis, brusquement, tout refait surface : la thermogenèse, le choc ! Saisie de terreur, elle couine dans l’affolement le plus total à la pensée qu’elle est, cette fois-ci, bien morte, et perd à nouveau conscience.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« … C’est bien la pr- … coup de bol ! …Ne pas… échapper l’occase. Ni celle de… Oh, elle s’ag-… -Cent balles que non. – Je tiens… si vous ne me croyez pas, regar… - Chiasse ! Sifflez la grognasse… au fond à gauche… - Elle va prendre chéros, non ? – Clair, mais d… et p… on va pas non- … l’individualité n’est pas tout, non ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudia sort un œil enfariné ; au dessus d’elle, une bande de bouilles marioles s’agite vaguement. Mais que fait-elle sur un lit d’hôpital ? Pourquoi tous ces fils qui sortent de son corps ? Puis, brusquement, tout refait surface : le dossier, toutes ces filles s’envoyant en l’air ! Elle hoquette compulsivement, persuadée d’avoir passé l’arme à gauche, et perd à nouveau conscience.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-3962871498943083639?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/3962871498943083639/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=3962871498943083639&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3962871498943083639'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/3962871498943083639'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-13.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 13)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-9060455759063025963</id><published>2007-02-05T23:44:00.000+01:00</published><updated>2007-02-10T11:21:51.331+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 12)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;« Tiens, la pimbêche a pris de l’avance sur le week-end ? ». Phébert, entré de nouveau dans le bureau, secoue gentiment Claudia par les épaules en lui disant : « Bon, eh bien ce n’est pas tout ça qui fera arriver ce dossier chez Lenayre, hm ? Tiens, vous seriez gentille d’y aller, vous, puisque votre aimée collègue, dans son très admirable professionnalisme, a préféré prendre la tangente quand on avait besoin d’elle. Mh ? ». Puis il avise le petit tas de cendres au pieds de la secrétaire tétanisée et ajoute, insouciant : « Mais ne vous inquiétez donc pas pour ça, mon petit, ce n’est pas votre faute après tout – si ? La femme de ménage passera ce soir et enlèvera tout ça. Allez, allez ! Il faut se presser maintenant, vous ne croyez tout de même pas que Dieu le père, en la personne boursouflée de notre sympathique Préfet, a prévu de camper ce week-end dans son bureau à vous attendre – mh, non, si ? Il faut, n’est-ce pas, se décider, ou bien ? Allons - allons ».&lt;br /&gt;Et la secrétaire, en gentil petit automate, deux, trois, se saisit du dossier et attrape d’une main tremblante son manteau. Et un’ ! Deux, trois, part à petits pas chassés en direction de la porte, qu’elle trouve par miracle ; valse encore sur quelques mètres, toute étourdie des évènements qu’elle vient de traverser. Passe, ivre, sur le pallier du commissariat tandis que les vieilles commères du quartier la dévisagent, deux, trois ! D’un’ ! Œil mi-goguenard, mi-réprobateur.&lt;br /&gt;Pendant ce temps, Phébert se note de ne plus user de tels clichés. « L’œil mi-goguenard, franchement… galvaudé, non, si ? Et la réprobation des vieilles, on sait ce que ça vaut, z’et deux, z’et trois ! ». Dans son bureau, il étudie ensuite les dernières techniques de mise en abîme ; sa pratique en la matière ne le satisfait pas encore tout à fait... m’enfin, il en sortira toujours quelque chose de bon, s’pas, ou bien ? Il improvise quelques pas de valse dans les 3m&lt;span style="font-size:78%;"&gt;2&lt;/span&gt; dont il dispose, accompagnant en pensées la secrétaire toute à ses circonvolutions le long de son parcours jusques aux bureaux de la préfecture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudia arrive, tremblotante, à la porte de Lenayre, et y est accueillie par la secrétaire. « Vous comprenez, si l’on ne filtrait pas tout ce qui nous arrive des petits commissariats de quartier, où en serait Bruno – mille pardons, Mr Lenayre – je vous le demande ? Laissez-moi voir ce dossier… merci ? » ; la secrétaire parcourt les premières pièces des yeux ; s’attarde sur une note manuscrite, couine comme une souricette et va discrètement saupoudrer le plancher. Claudia se sent franchement vaciller, un’ ! Et tombe droit dans les bras du Préfet apparu dans l’entrebâillement de la porte ; galamment, celui-ci lui permet de finir son pas, deux, trois ! Et récupère le dossier. Puis il aperçoit son assistante passablement répandue par terre, dispersée sous les talons chancelants de sa partenaire. Contrarié, il remet aussi sec le dossier entre les mains de Claudia et lui balance d’un ton cassant : « Encore cette affaire ? Mais je le connais par cœur, mon petit ! Vous ne croyez tout de même pas m’apprendre encore quoi que ce soit sur le sujet ? Il est pour la Présidence – oui, ajoute-t-il en voyant Claudia écarquiller à outrance ses yeux chavirés, oui, parfaitement, pour le Président ! Eh bien, croyez-vous qu’il passe son temps à faire les musées ? A collectionner des cocottes en papier (et il se lance dans une pantomime grotesque, jusqu’à apercevoir du coin de l’œil les journalistes qui l’attendent pour sa conférence de presse hebdomadaire) ? Bon, bon, je n’ai pas que ça à faire ! Filez au Palais le lui remettre en main propre ! Eh bien oui, quoi encore ? S’écrie-t-il sur un air faussement dramatique face à Claudia, désormais au bord de la syncope. Croyez-vous qu’on lui transmet ses messages par pigeon voyageur ? Ou qu’il est doté d’antennes télescopiques (et il mime un cafard géant se trémoussant en agitant les pattes) ? Zou, zou ! Du balai ! D’ailleurs, vous direz à l’agent de surface de passer nettoyer tout ce gâchis (soupir). Je ne suis pas là pour tenir la maison, est-ce qu’il faudrait aussi que je fasse les travaux de plomberie, que je repose le papier peint (et il agite en l’air d’imaginaires clefs de huit) ? Hum, eh bien, bon – zou ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Claudia repart, pizzicati sur la pointe des talons, houpeli-houpela ; enlace au passage le planton de service, sort et tournoie au cou d’un lampadaire avant de faire signe, ivre morte, à un taxi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Elysée. Faste présidentiel ; tapis rouge et maître du protocole, « remettre un pli en mains propres au Président ? Mais vous n’y pensez pâs !! Grands Dieux, laissez son assistante viser les documents, c’est un mi-ni-mum ! ». Un pouic plus tard, et quelques cendres par terre, Claudia prend sur elle de tourner en personne la lourde poignée dorée du bureau présidentiel ; produit sa meilleure révérence, se remémorant trop tard son lumbago – et se présente à la table de l’Illustre courbée jusqu’à terre. Puis c’en est trop, elle se met à tournoyer frénétiquement dans la pièce en soufflant comme un lapin ; cymbales, cymbales, deux, trois ! Z’et une, finit sur le canapé Louis XV en pleurs convulsifs qu’elle mouche dans un petit coussin mordoré, celui que le Président a coutume de serrer contre son bidon quand il a le blues et qu’il se croit seul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Toujours dans son bocal à lino vert, Phébert, ivre de joie et de rire, continue de danser. Puis il n’y tient plus, et sort dans le couloir entraîner dans sa gigue folle le commissaire, la femme de ménage qui fait voltiger de la cendre partout, et les deux elfes fêtard qui tentaient discrètement de se faire la belle après avoir dissout la serrure de la cellule de dégrisement avec de l’acide roumain. Puis tout ce beau monde se calme ; les policiers raccompagnent les elfes jusqu’à la porte et leur indiquent courtoisement où se trouve le plus proche métro tandis que la femme de ménage reprend l’analyse de ses dossiers en soupirant ; le commissaire, lui, astique la boule dorée de la rampe d’escalier en chantant des airs de son pays. Phébert fait son discret et file chez Francis reprendre une activité normale.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-9060455759063025963?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/9060455759063025963/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=9060455759063025963&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9060455759063025963'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/9060455759063025963'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-12.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 12)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-2833503491474073683</id><published>2007-02-04T23:52:00.000+01:00</published><updated>2007-02-04T23:59:23.075+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 11)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;« On s’ennuie, on s’ennuie ! » râle Nicole, l’assistante cadre dont le bureau donne sur celui de Claudia. Sa phrase aurait dû tomber à plat, remuant au mieux la poussière qui dort sur les dossiers disposés en vrac le long de la fenêtre. Il n’y a, de toutes façons, pas un jour où Nicole ne se plaigne ; et Claudia, qui se masse encore les oreilles pour y faire revenir le sang suite à son aventure extraordinaire au cœur de la pilosité nippone, a depuis longtemps perdu l’habitude de prêter la moindre attention aux propos de sa supérieure hiérarchique.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Avec Nicole, la semaine démarre classiquement avec la « sempiternelle complainte de l’expresso » de l’automate, qui n’a d’italien que le nom – et pour un prix d’Auvergnat encore ! Avec un syndicat qui s’occupe davantage de politique que du quotidien des camarades, forcément. Il ne faut pas trop rêver. La plupart du temps, la cantine passe au menu du mardi dont l’après-midi est ponctuée de petits soupirs appuyés, faisant bien comprendre à Claudia et aux autres la gravité de l’état de ses boyaux. Il est bien entendu qu’un flic hargneux fait son boulot mieux qu’un policier tirant sur la digestion, mais enfin, de là à le tenir en éveil par la crampe stomacale, il y a un pas – non ? Elle ferait une appendicite après ces rognons sauce bleue que, tenez, ça ne l’étonnerait qu’à moitié.&lt;br /&gt;Le mercredi est visité par la grâce une semaine sur deux ; Nicole, qui est aux 9/10&lt;span style="font-size:78%;"&gt;èmes&lt;/span&gt; annualisés, pose sa journée pour aller rendre visite à sa cousine en maison de retraite à Val de Fontenay. Une bien jolie promenade qui alimente la Jérémiade du Jeudi : comment une simple institutrice peut-elle se payer une maison de retraite de ce standing, dites-le moi ? Tandis qu’elle, cadre de la Police Municipale, devra sans doute endetter ses enfants jusqu’à la quinzième génération pour acheter à crédit les trois planches servant à fabriquer le cabanon minable qui abritera ses vieux jours ? L’apothéose de l’acrimonie vient, enfin, sur le coup du vendredi 16H. A regarder ses collègues cadres, ces gros dégoûtants qui se débinent déjà pour gagner leur maison bourgeoise de campagne, elle ricane et clame qu’elle n’a, Dieu merci, ni ces moyens ni ces appétits-là. Et de conclure sur un long, long soupir accompagné de sa sacro-sainte maxime : « Cette semaine était inintéressante, à un point…! Seuls les chacals ont dû fouiller assez dans les ordures pour y trouver des os à ronger. Bon week-end à tous – enfin, bon, s’entend ! » Et de claquer de ses petits talons gras sur le lino passé du commissariat ; de marcher d’un pas soutenu sur le trottoir qui longe le bâtiment en grimaçant contre le temps qui n’attend que la fin de semaine pour tourner maussade ; de s’engouffrer, enfin, dans la bouche de métro en imaginant (à raison) que ses collègues, qui ne supportent rien et surtout pas la vérité, doivent s’estimer soulagés par son absence pour trois jours. Enfin, si ça peut les rendre heureux…&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L’énième récrimination de Nicole aurait donc dû rejoindre la longue cohorte des mots qui se perdent à tout jamais ; mais Claudia, à l’affût depuis le début de la journée, répond d’un ton faussement détaché : « On s’ennuie, on s’ennuie… il faut le dire vite ! ». Sa supérieure hiérarchique feint le désintérêt mais son appétit cancanier est indubitablement réveillé ; ce qui la pousse à répliquer : « une nouvelle affaire ? Oh, ou bien est-ce encore une de ces… « disparitions » ? C’est tellement lassant à la fin ; moi, cela ne m’intéresse plus ». Nicole opine, complice ; les codes ont été respectés de part et d’autre. Chacune se jugeant plus fine que l’autre, à avoir amené mine de rien la conversation précisément où elle l’entendait, les deux commères se sentent en confiance ; et leurs deux visages, désormais cramoisis par la curiosité avouée, se tournent l’un vers l’autre. La lumière semble se tamiser, l’air brassé par les pales d’une climatisation hors d’âge se change en ouate brumeuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« J’étais dans le bureau du Lieutenant cette après-midi, pour la visite des Japonaises. (Un temps de silence, qui calfeutre encore l’atmosphère). Elles l’ont rudement secoué ! Et encore, ce n’est pas tout… (baissant la voix, intrigante) &lt;em&gt;Il l’a dit&lt;/em&gt; !&lt;br /&gt;Mais Phébert déboule brusquement dans le bureau, interrompant la confidence. Il lance : « Encore à commérer, les vieilles pies ? Vous ferez parvenir ce dossier au Préfet, c’est urgent. Par ailleurs, n’avez-vous jamais pensé à monter un groupe de percussions pour personnes âgées ? Les plus vieilles carcasses sont celles qui résonnent le mieux, non ? ». Il pose le dossier sur le bureau de Claudia, fait une grimace dans le dos de Nicole et ressort de la pièce. Après le temps incompressible de 4’17’’, chronométré en maintes occasions, les deux femmes sont à nouveau sûres d’être tout à fait entre elles. Claudia penche à nouveau la tête et répète à l’oreille de sa chef l’intégralité de la discussion entre Phébert et les Japonaises ; Nicole, qui roule des petits yeux de goret, la coupe à plusieurs reprises par ses exclamations extasiées.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Et le stimulus, l’a-t-il donné ?&lt;br /&gt;- Bien sûr, je ne peux pas être certaine, mais il me semble qu’il a parlé de…&lt;br /&gt;- … De… ? Dites-le moi, Claudia. N’ayez crainte, c’est pour apporter au dossier ; ne faut-il pas informer le Préfet au mieux ? D’ailleurs, je suis sûre que ce cochon de Phébert a bâclé son rapport ».&lt;br /&gt;Nicole ouvre le dossier, rompant sans pudeur le sceau de confidentialité apposé par Phébert quelques minutes plus tôt ; elle parcourt les premières pièces, s’arrête sur une note manuscrite et la balaye des yeux en ronchonnant que ce travail a l’air d’être moins mal fait qu’à l’accoutumée. « Peut-être ce vieux canasson réfléchit-il enfin à son avancement, tiens ». Elle arrive au bas de la première page, la tourne ; déchiffre le haut de la suivante, et pousse un cri aigu.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-2833503491474073683?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/2833503491474073683/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=2833503491474073683&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/2833503491474073683'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/2833503491474073683'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/02/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-11.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 11)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5642574375714833164</id><published>2007-01-30T21:29:00.000+01:00</published><updated>2007-01-30T21:35:00.818+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 10)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Seul face à la bête, le lieutenant se juge en situation délicate. Il jette un regard inquiet à la secrétaire qui, après une moue de sympathie apitoyée, tente de sortir du bureau mais se trouve coincée pile sous l’aisselle gauche de la doyenne qu’un grattement discret travaillait depuis deux minutes. Tandis que ses jambes, dépassant à peine, se débattent en vain pour forcer la sortie, elle tente désespérément de mordre la masse adipeuse qui l’étouffe puis tourne de l’œil.&lt;br /&gt;Phébert est pris d’une folle envie de mâchonner son crayon fétiche et tend la main vers son bureau ; Kawasa-Ti, impériale, happe le crayon et l’enfourne dans sa bouche béante en hurlant : « Nous feux zécplicatons ! » en postillonnant des copeaux de bois.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Phébert, ivre de rage et d’impuissance, se lève d’un bond à moins de dix centimètres de ce visage bouffi qui mastique en le transperçant de petits yeux inquisiteurs ; ignorant le danger, il monte sur sa chaise, lève les bras au plafond et se met à hurler à son tour :&lt;br /&gt;« Depuis des jours ces femmes disparaissent ! Je subis un harcèlement moral quasi-quotidien de la part des associations de protection des animaux ! Je n’ai plus de nouvelles de mon épouse depuis une semaine – et vous, vous mangez mon crayon !&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;il se met à arpenter sa chaise de long en large, tournant comme un souriceau dans un pot de confiture&lt;/em&gt;) On me demande de conseiller l’Académie pour la masculinisation de l’ensemble du dictionnaire ; un groupuscule d’infiltrés Westphaliens tente de déstabiliser l’ordre public ; l’Assemblée Nationale veut voter une loi pour permettre aux hommes en surpoids de se faire injecter des hormones féminines en vertu du droit au libre arbitre et de l’inaliénation des libertés individuelles ; la rue campe sous mes fenêtres en braillant et peut voir mon supérieur uriner le long des plates-bandes, ruinant le peu de crédibilité qui restait à la police française aux yeux de ses concitoyens ; ma fille a déclaré à un torchon de la presse people que je l’avais morniflée en lui disant : « Sois grosse et tais-toi ! » – et vous, vous mangez mon crayon fétiche !!&lt;br /&gt;(&lt;em&gt;élan lyrique, montée dans les aigus&lt;/em&gt;) Depuis dix jours, une journaliste de Paris Match est cachée dans mon armoire normande pour m’arracher des confidences sur « l’affaire du siècle » ! Depuis dix jours, on m’accuse par lettres anonymes de garder par devers moi un secret qui pourrait sauver la cause des grosses dondons de votre genre ! Depuis dix jours, la concierge fait de la rétention de courrier parce que je refuse de lui donner le stimulus qui l’aiderait à retrouver sa jeunesse de pou fringuant, &lt;em&gt;elle qui a toujours été si courtoise et serviable avec moi et ma pauvre femme, paix à son âme mais-où-la-cachez-vous donc ?&lt;/em&gt; ! Et vous (&lt;em&gt;le ton monte encore d’une octave&lt;/em&gt;), vous (&lt;em&gt;le ton vire à l’hystérie&lt;/em&gt;), vous ooosez mâcher mooon crayooon !!! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Fou de rage, Phébert se jette sur Kawasa-Ti et tente de l’agripper par le bourrelet arrière. La sumo récupère placidement le petit rat qui lui agace la nuque et le fait virevolter jusqu’à le placer nez à nez avec elle. Lui, suspendu par le pied, tente de ses poings minuscules de porter de terribles coups à son adversaire; elle, bonasse, se contente de le gratifier d’une large claque au travers du museau.&lt;br /&gt;Puis elle le secoue pour le ramener à lui et lui dit, calmement : « si caché vous détient, dire à Misa Shiwashi, plus vieille entre nous. Pas le sens, ni comprend mais la vérité du mot ». Son adjointe traduit paisiblement : « Les sages oreilles de notre doyenne, l’avisée Misa Shiwashi, sauront entendre le secret dont vous êtes le tragique détenteur ; la véracité du Verbe s’exprimera par votre bouche sans que les effets terribles du sens ne l’affectent, car elle est sourde. Ainsi seront liés par un échange dont la pureté, telle le papillon flottant au gré du doux vent rose insufflé par Nawa-Shina, poète du roc acide et de la noire terre sauvage, égale celle de l’Eau Notre mère, nos intérêts vitaux. Si l’offre que nous présentons à votre arbitre ne sied pas à l’auguste incarnation qu’habitent vos sens, nous nous retirerons, discrètes comme la grue qu’un pâle nuage d’hiver a su masquer aux yeux scrutateurs du prédateur embusqué ».&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;« Libérez d’abord l’otage», répond Phébert. Voyant ses interlocutrices interloquées, il désigne de son bras flageolant les pieds de l’infortunée secrétaire qui choit, violette des oreilles à la glotte, sur le linoléum datant de 1973. Puis Kawasa-Ti repose délicatement le lieutenant sur sa chaise, revissant le képi règlementaire sur sa tête passablement sonnée.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5642574375714833164?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5642574375714833164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5642574375714833164&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5642574375714833164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5642574375714833164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/01/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-10.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 10)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5112628990750102247</id><published>2007-01-22T23:39:00.000+01:00</published><updated>2007-01-22T23:43:19.294+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 9)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Commodément accoudé au comptoir de Francis, Phébert s’amuse à souffler sur la mousse épaisse de sa blanche pour y creuser un tunnel quand il se sent tirer par la manche. Un planton, passablement penaud, balbutie que le commissaire, pardon, est après lui pour cette histoire de maltraitance et que, il s’excuse parce qu’il sait bien que ça n’est pas très important, mais ce n’est pas lui qui décide n’est-ce pas ? La hiérarchie – Venez au fait ! Sa présence à lui, Phébert, est requise – enfin, éminemment souhaitée pour reprendre les termes du commissaire – pour que le dossier « bénéficie d’un avancement autre que celui de ce chien qu’on a trouvé décomposé sur le capot du présumé coupable, pauvre bête » - non, pas lui, l’autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrive au commissariat ; accroche son inusable pardessus à la patère de l’entrée, salue le troufion de perm’ ; entre dans son bocal imitation lino maronnasse et s’apprête à prendre le dossier intitulé « maltraitance Cressière, 08-01-2008 » quand la secrétaire déboule en trombe dans son bureau, toute chose. Dix-sept visiteuses pour le Lieutenant Phébert, attendent depuis un quart d’heure et ont déjà englouti tous les bonbons de la salle d’attente alors que le stock tenait, bien poisseux, depuis mars dernier et qu’on était prêts de battre le record… ! Ennuyé, Phébert tend la main vers son manteau pour afficher autre chose que sa chemise lavasse et froissée, se ravise ; veut enfiler sa veste pour faire mais ne la trouve pas ; se visse en dernier recours un képi plat sur la tête et fait signe, emprunt d’officialité, que l’on introduise.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Kawasa-Ti entre, suivie de ses deux adjointes ; les quatorze autres demi Ganesh asiatiques bloquent le couloir dans toute sa largeur à la manière d’un bouchon de saindoux dans un conduit d’égorgeoir à porcs verrat. Le commissaire, qui voulait gagner les toilettes pour prendre connaissance des derniers sobriquets dont ses lâches inférieurs n’ont pas manqué de l’affubler à côté du distributeur de papier hygiénique, est forcé de renoncer ; il tente de refermer sa porte mais la décompression charnue d’une touriste japonaise visiblement bien ancrée dans le paysage l’en empêche absolument. Il sort donc pas la fenêtre adresser en soupirant ses compliments aux bégonias de la secrétaire.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5112628990750102247?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5112628990750102247/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5112628990750102247&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5112628990750102247'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5112628990750102247'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/01/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-9.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 9)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-5086129632532693999</id><published>2007-01-11T21:56:00.000+01:00</published><updated>2007-01-11T22:16:53.965+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 8)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;(19-01-2008, France Info, flash de 7H30)&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;« Pour leur troisième journée d’action cette semaine, les manifestantes ont descendu les Champs-élysées hier après-midi aux cris de « guêpes, crêpes, fines ! », bloquant la circulation jusqu’à 19H. Sans surprise, leurs revendications portaient toujours sur le droit d’être minces.&lt;br /&gt;« Nous, on a le droit de savoir. On paye des impôts pour la recherche, bordel ! On a le droit de connaître leurs résultats ! Où sont les avancées sociales que le gouvernement nous a promises ? Les femmes de France revendiquent le droit à la minceur, -&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- (le reporter) Mais je... -&lt;/p&gt;&lt;p align="justify"&gt;- On sait très bien qu’ils ont trouvé mais on ne veut pas nous dire. Peau de balle et balai de crin, la confiance entre le gouvernement et la population ! S’ils nous font des secrets, nous, on continuera à descendre dans la rue !&lt;br /&gt;- (le reporter) Mais comment savez-vous que le gouvernement vous cache des éléments scientifiques de cet ordre ?&lt;br /&gt;- Faut pas nous prendre pour des cruchardes ! Il paraît que des chercheurs ont trouvé une formule qui fait maigrir à volonté ; pourquoi est-ce qu’on ne nous la donne pas ?&lt;br /&gt;- (le reporter) Mais vous, Madame, vous ne me semblez pas -&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;(bruit grandissant, mouvement de foule)&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/em&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;- (la foule) On l’a… on l’a ! Il va la lire en public dans une minute!&lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Le cortège stoppe en désordre ; un jeune homme monte sur un réverbère et secoue une feuille en l’air. La foule rugit, se précipite, puis se tait soudain, attentive.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;p align="justify"&gt;- Je l’ai ! Je l’ai ! Je vais vous la lire. Si je ne l’ai pas diffusée avant, c’est que j’attendais que nous soyons assez nombreux –que vous soyez assez nombreuses ! Je sais bien que dès ma lecture finie, les forces de l’ordre (&lt;em&gt;la foule gronde&lt;/em&gt;) viendront m’arrêter et me mettre à l’ombre pour casser le mouvement. Mais ce sera trop tard ! Vous serez mes relais !! Je lis, je lis… (il prend son feuillet, le déchiffre, puis lit d’un ton haché un texte qu’il ne comprend visiblement pas). « &lt;em&gt;Si la réplication contrôlée de la thermogenèse post-prandiale peut être atteinte et amplifiée, par simple stimulus ou processus intellectuel auto déclenché ; nous pouvons alors penser que les effets hypocaloriques recherchés seront réalisables. Restent à définir précisément les mécanismes d’inhibition progressive permettant de maîtriser le processus. Enfin, la découverte du stimulus ultime avant celle de ses vecteurs d’inhibition serait potentiellement catastrophique, puisqu’elle pourrait conduire à l’auto combustion spontanée&lt;/em&gt; ». &lt;/p&gt;&lt;/blockquote&gt;&lt;div align="justify"&gt;Légèrement perplexe, la foule s’interroge. Le texte est abscons et même celles qui font leurs malignes ne tiennent pas longtemps avant d’avouer qu’elles n’ont rien compris, ou plutôt que ce truc est une tentative d’intox de plus de la part des politicards. Mais alors qu’un mouvement vengeur s’amorce vers le réverbère, deux faits se produisent simultanément : le sniper du GIGN perché sur le toit d’en face, pris d’une crampe à l’annulaire, tire une balle en caoutchouc à peine déviée qui vient s’écraser à deux centimètres de Nikolas lequel, tétanisé, s’effondre à terre ; dans le même temps, un groupe de jeunes étudiantes en biologie, venu en renfort à la manifestation, s’embrase tout à coup. Tandis que les cendres voltigent au gré du vent qui souffle sur l’avenue, la foule paniquée reflue en poussant des cris suraigus.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Le sniper malheureux suçote son doigt d’un air chagrin ; Nikolas rampe contre le pavé, persuadé d'entendre les grenades rouler et pas tout à fait prêt au sacrifice ; le reporter de France Info, à moitié piétiné, se relève et se met à fureter sur le sol. Il retrouve son enregistreur de poche en miettes - fin du scoop ! Il en pleurerait de rage.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-5086129632532693999?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/5086129632532693999/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=5086129632532693999&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5086129632532693999'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/5086129632532693999'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2007/01/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-8.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 8)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-24606456784222470</id><published>2006-12-19T23:02:00.000+01:00</published><updated>2006-12-19T23:26:20.549+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 7)</title><content type='html'>&lt;p align="justify"&gt;« …Bon. Si j’ai bien kompris : là tu dis à une grosse qu’elle est grosse, elle te tourne une baffe de sumo. Et bon, bien si la grosse pense elle est grosse… elle… oui, je pense c’est ça : elle crie de pleure et tout le monde lui dit : mais-non-tu-n-es-pas-grosse ; et tout le monde se prend une mantale nippone. Donc, il faut pas que les grosses elles pensent elles sont grosses ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Je l’ai trouvé tout seul, mon pote ! Et attends, c’est pas fini. Imagine maintenant qu’une grosse, elle se met en tête de devenir keuss. Donc elle va faire le sport, aller dans des bains bouillonnants, des machins chers et chiants quoi ! Ou alors elle s’ingurgite des trucs lavasses avec les enzymes gloutons pour faire fondre la graisse. »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pose, autocongratulation de Nikolas qui, sentant que son argumentaire progresse, s’octroie une 33cl de bière brune, histoire de graver les idées dans la mousse. Puis il reprend : « Mais tout ça la conforte – conforte, mon pote ! dans l’idée que toujours elle est un gros tas de saindoux ; donc soit elle se met des claques à la jap’, soit elle cherche un truc plus easy, qui l’affiche pas comme ''chus stoc mais je fais les efforts'' ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Donc, résumons : une grosse veut maigrir à la cool, sans que ça se voie et sans se casser la nénette. Donc, s'il faut bien suivre : le kapitalism, moche mais pas kon, doit trouver un dope qui marche, pour te la fourguer en flag. Un machin biologique qu’il peurra te vendre à prix bien ouf. Et encore mieux – Nikolas agite le feuillet devant lui – si on peut trouver un idée qui ne coûte rien à produire, et qui va rapporter un max… on y va ! Franco de porc ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nikolas s’étouffe de rire dans sa bière. Un jeu de mots de cette classe, quand même, balèze à trouver. Puis il ôte les projections de mousse sur le miroir et reprend, sérieux, en se fixant bien dans le blanc des yeux : « quand je vois des choses comme ça, je dis des connards ont trop bien travaillé. Quand je lis les idées comme celles de ce torche-balle (il secoue à nouveau le feuillet devant le miroir), je n’ai pas peur de dire qu’il faut passer à l’action. Ecoutez seulement ce passage : « &lt;em&gt;l’activation directive du système endocrinien peut permettre de cibler les individus de sexe féminin (PS : l’annexe marketing de notre étude de faisabilité&lt;/em&gt; – faisabilité, de la merde oui ! – &lt;em&gt;devra s’attacher à mettre en exergue la V.A. de la discrimination positive à l’égard des femmes). Le stimulus approprié semble intrinsèquement&lt;/em&gt; – intrinsèquement, m’étonne pas de ces escrocs – &lt;em&gt;lié à la thermogénèse postprandiale, bien que les analyses en soient à un stade trop peu avancé pour permettre de définir plus précisément quel il pourra être&lt;/em&gt; ». Donc ! On a tous compris que ces fumiers ont même pas trouvé un truc, mais du moment qu’ils peuvent passer la came aux nanas dont la graisse a étouffé les neurones… ça va teaser sur les têtes de gondole ! Vider les porteflouzes en fourguant de la merde, c’est leur truc – les risques, c’est pas pour eux, hein ? Vendre un bouzin tu maîtrises pas, si c’est pas toi qui te le carres, ça va te poser un problème ? »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Et c’est ça qu’on veut, nous ? Est-ce qu’on va l’accepter sans rien faire ? Nos camarades de combat de sexe féminin, engraissées par la merde industrielle que le capitalisme leur fourre dans la gueule de force, devraient payer pour les machinations de ces &lt;em&gt;multinationales diététiciennes&lt;/em&gt; ? Jamais !! Moi je dis – et Nikolas se soutient du regard, implacable, les pupilles frisant l’éclair de génie – que le &lt;em&gt;stimulus&lt;/em&gt;, leur brouillon de formule chimique, on va le trouver sans eux et le balancer en loucedé, pour nada, à toutes nos nanas ! »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;« Non, parce que faut être franc, les grosses, ça va un temps ;-)… »&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nikolas, épuisé par sa harangue, se scrute dans le miroir ; satisfait de la détermination qu’il lit à présent dans ses yeux, il estime s’être convaincu. Il passe donc son treillis et sort rejoindre ses poteaux pour leur réunion mensuelle, dans les caves de l’immeuble ; au passage, il cueille Jérémie qui, bien que tiède, accepte de l’accompagner « pour voir ». Important, de mettre Jérémie dans la boucle : si on veut trouver le &lt;em&gt;stimulus&lt;/em&gt; et se faire les sauveurs de l’humanité, faut quand même pas compter sur les déchets qui composent sa bande ! En revanche, Jérémie travaille au &lt;em&gt;laboratoire de recherche&lt;/em&gt;, dans une &lt;em&gt;zone de sécurité&lt;/em&gt;. Faudrait être bien kon pour ne pas en profiter, hm ? Et Nikolas, il est pas kon.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-24606456784222470?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/24606456784222470/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=24606456784222470&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/24606456784222470'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/24606456784222470'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/12/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-7.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 7)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-4108230620249279315</id><published>2006-12-12T20:30:00.000+01:00</published><updated>2006-12-12T21:55:43.062+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 6)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;em&gt;« (...) Il ressort de notre étude sur la thermogenèse postprandiale qu’un stimulus correctement appliqué peut amener à influer sur à peu près n’importe quelle partie de l’organisme vivant. En particulier, concernant le domaine de la diététique et de l’homéostasie thermorégulatrice, la production volontaire d’un influx nerveux correctement dirigé peut entraîner une sur-réaction ciblée du noyau préoptique, conduisant à améliorer sensiblement l’élimination des éléments nutritifs excédentaires. (…) Il est du reste évident que toute application pharmaceutique et commerciale de cette réaction organique reste soumise à des études pré-cliniques et cliniques poussées, ainsi qu’à la résolution du cas des hormones régulatrices directives, dont le mode de fonctionnement reste à ce jour insuffisamment connu. »&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;« Ah, oui, la thermogenèse postprandiale !» fait Lenayre à Phébert, qui lui a remis les feuillets trouvés chez la diététicienne du 32 bd Cressière. «Bien sûr, bien sûr... c'est un sujet complexe, mon petit - ajoute-t-il en fronçant les sourcils en sa direction. Un sujet qu'il ne faut pas sous-estimer...! Croyez-moi, c'est en cherchant les glands qu'un cochon déterre la truffe... hm?&lt;br /&gt;- Bien sûr, monsieur le Préfet ; tout à fait.&lt;br /&gt;- J'ajouterais que le sujet, cette… terminojeunesse postprenable, n'est pas à laisser tomber entre toutes les mains... vous voyez de qui je parle, Phébert?&lt;br /&gt;- Oh oui, sans peine, monsieur le Préfet, avance Phébert qui n'en a pas la moindre idée ; pas question de -&lt;br /&gt;- De celles-là même ! Vous êtes un petit malin. Donc... motus et bouche cousue sur notre tartaresse postminable, hm? Nous ne voulons affoler personne tant que nous ne savons pas... c'est à dire, tant qu'il n'est pas envisagé de communiquer sur le sujet, s'pas Phébert?&lt;br /&gt;- S'pas, s'pas monsieur le Préfet, pas de truffe avant la saison des glands - c'est entendu.&lt;br /&gt;- ... Euh, oui, c'est exactement cela mon petit», hasarde le préfet en raccompagnant Phébert à la porte et en se demandant s'il a en définitive affaire à un interlocuteur spécialement doué, ou particulièrement peu.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Phébert sort du bureau ; se ravise, et rouvre la porte pour récupérer son pardessus resté sur le fauteuil. Le préfet, surpris à tourner les pages de son grand dictionnaire, lui adresse un vaste sourire protecteur ; Phébert ressort et regagne son domicile sans repasser par le commissariat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé à la maison, et espérant avoir bien compris, il parie sur 10kgs pour commencer, puis se ravise - revoit son ambition à 4kgs 500g et tente un timide : "chérie... tu n'as jamais pensé à la thermogénèse postprandiale?". Sa tentative d’esquive, trop lente, ne lui permet pas d’éviter la cocotte-minute pleine d'eau de vaisselle que lui dédie Simone. D’un ton patelin, celle-ci lui rappelle ensuite en tamponnant son arcade sourcilière qu'ils sont de bons catholiques et ne se plieront par conséquent jamais à ces pratiques sexuellement déviantes ; qu’on voit trop de mauvaises choses à la police ; que dans le poste à midi encore, ils parlaient de ces pauvres gens qui n’ont que leurs yeux pour pleurer ; et qu’elle parlera dès demain à son frère à propos de sa boutique de chaussures, pour laquelle il cherche un gérant associé. &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;Tandis qu'il se dirige vers sa chambre, se bouchant les oreilles pour éviter le bourdonnement gris qui enserre sa pauvre tête, Phébert aperçoit sa femme tourner frénétiquement les pages du dictionnaire dans le salon.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;"T-h-e-r-m-o-g-e-n-è-s-e   p-o-s-t-p-r-a-n-d-i-a-l-e", épelle-t-il à voix haute. Tout plutôt que la boutique de son beau-frère.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-4108230620249279315?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/4108230620249279315/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=4108230620249279315&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/4108230620249279315'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/4108230620249279315'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/12/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-6.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 6)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-7010992080237472025</id><published>2006-11-22T22:13:00.000+01:00</published><updated>2006-11-22T22:19:50.124+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 5)</title><content type='html'>Phébert rentre chez lui, songeur. Faut-il confier ce secret à sa femme ? Elle a toujours été de si bon conseil – et tellement casse-pieds… mais il décide qu’il attendra une occasion plus justifiée. Après tout, on ne réduit pas en cendres son épouse, la partenaire de trente-quatre ans de vie commune, pour une simple dispute au sujet de l’accord entre chaussettes et cravate.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A l’autre bout du monde, dix-sept demi déesses, pesant chacune quatre à cinq quintaux comme de rien, se réunissent pour statuer sur l’action la plus appropriée à mener. Leur meneuse, leur hittousha n’est pas revenue de son voyage en France. Qu’a-t-il bien pu lui arriver ? Grave, la seconde en chef Kawasa-Ti partage son sombre pressentiment avec ses sœurs sumos ; puis chacune regagne sa cellule méditer les faits apparents afin d'en tirer la plus juste décision. Peut-être faudra-t-il quitter Nakatsue et ses songeuses collines pour enquêter sur la disparition de l’aimée Kasha Nita, et la venger si la prédiction de Kawasa-Ti se vérifie ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De retour à son bureau, le président de la République confie à son chef de cabinet le soin de constituer une liste des femmes les plus précieuses à la République, et des plus enquiquinantes à son endroit personnel. Puis il le congédie et reste seul ; il soupire lourdement tant le poids du destin et de son impuissance lui semblent en cet instant écrasants. Dans un éclair, il se demande si l’on pourra ravoir le tapis du petit salon – puis se reproche cette pensée. Il se rassied devant son bureau de ronce noire, et entreprend de rédiger son communiqué de regrets éternels et républicains à l’intention de l’ambassadeur du Japon. Il se relit ; cachette l’enveloppe et sonne son assistante personnelle pour faire porter le pli.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jérémie, agent de surface au Val de Grâce, vide les poubelles du service de recherche en diététique quand ses yeux tombent incidemment sur un feuillet marqué « confidentiel – pour pilon interne ». Un oubli, visiblement, de ces étourdis de chercheurs – il s’apprête à remettre le papier dans la benne dédiée aux documents sensibles quand il accroche deux mots, « extermination humaine ». Son pote Nikolas, l’Allemand qui partage le pallier de son immeuble du XIXè arrdt, lui parlait hier encore des catastrophes à prévoir à cause de la recherche contemporaine. « Ca le fera bien rigoler, tiens ! » pense Jérémie en fourrant la feuille dans sa poche pour la lui montrer. Après tout, ça n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de se distraire et Nikolas, avec ses théories sur la fin du monde, est plutôt amusant quand on arrive à le brancher sur le thème. Ses amis sont juste… bizarres, voire inquiétants ; mais Nikolas sait rester à la coole et c’est un bon copain – alors…&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-7010992080237472025?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/7010992080237472025/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=7010992080237472025&amp;isPopup=true' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7010992080237472025'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/7010992080237472025'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/11/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-5.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 5)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-6903406530468033242</id><published>2006-11-17T22:56:00.000+01:00</published><updated>2006-11-17T22:58:09.779+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 4)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;Kasha Nita était confrontée à un grave problème. Pour la première fois depuis sa prise de Mawashi Supérieur, sa gouzoku de sumos était en passe de traverser une kan'kon'sousai – l’existence même de leur petite communauté en était menacée. Il avait déjà été difficile de faire admettre au village de Nakatsue la présence de femmes sumo, une première dans l’histoire nippone et la réalisation d’un concept proche de l’hérésie aux yeux de certains traditionalistes – mais, vaille que vaille, les femmes sumo étaient arrivées une à une, humbles, discrètes ; et les chon-mages avaient bientôt été acceptés par la population locale, quelque part fière d’accueillir la première génération de ces demi-dieux à corps de femmes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Aujourd’hui pourtant, un large pli barrait le front de Kasha Nita ; des informations confidentielles, d’une extrême importance, venaient de lui parvenir. Ces informations, elles ne les devait qu’à la passion extraordinaire du président français pour l’art sumo – et nul ne sait ce que serait advenu si cet amour immodéré du oozumou n’avait occupé une telle part dans le cœur cet homme. C’est lui qui, le premier, avait soutenu l’utopie de Kasha Nita face à Shigenobu Ōkuma, premier ministre de l’époque, dont l’idée première était alors de les envoyer, elle et ses filles, dépérir dans une colonie japonaise à l’extrême est de la Russie. C’est le président français encore qui avait financé, sur ses fonds personnels, le premier combat de femmes sumo et était venu assister en personne à cet évènement, lui donnant par sa seule présence une portée considérable. C’était lui, enfin, qui venait d’appeler en personne Kasha Nita pour lui confier ce sujet qui obsédait à présent ses pensées d’habitude si portées au zazen. « Je sais que vous êtes femme, plus que toute autre ; mais je vous en conjure, envoyez-moi un homme pour traiter cette affaire », l’avait-il supplié. Elle n’avait pas cherché à discuté, avait tout simplement répondu : « je viens » puis avait raccroché.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Une sumo ne se laisse pas submerger par l’émotion ou par la peur ; elle doit en toutes situations – et donc en premier lieu dans les circonstances ultimes – conserver une sérénité intérieure pleine et entière. Seule cette sérénité pourrait conférer à Kasha Nita la seiryoku à même d’inspirer sa décision. La doyenne et hittousha de ces dames prit donc une ample respiration, faisant se mouvoir les moindres plis de son ample corps et redressant la fine soie de sa peau nue ; puis elle se retira, lentement, vers ses appartements privés. Rien n’était plus urgent en cette heure critique que de méditer sur les shisou que des siècles de sagesse avaient forgées.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;           &lt;br /&gt;Arrivée par le vol AT-IN356 de Tokyo, après un vol sans autre souci que celui de la nourriture à bord – il est bien difficile de trouver des aliments suffisamment riches hors des cercles de fournisseurs attitrés des demi-dieux – Kasha Nita prit place à bord de la longue limousine envoyée par son ami le président. A côté du traditionnel cadeau de bienvenue (cette fois, un mouchoir de Chôlet brodé au nom de ses ancêtres), se trouvait une enveloppe scellée. Brisant la cire rouge de ses doigts épais, Kasha Nita déplia le mot et parcourut l’écriture serrée.&lt;br /&gt;« Amie de toujours, je vous conjure une nouvelle fois d’envoyer un homme recueillir de ses oreilles le secret que je détiens. Vous savez combien une femme est différente d’un homme, combien elle est plus fine ; vous savez aussi quels éléments distinguent l’Eve de l’Adam. Pour cette affaire précisément, je vous supplie de diligenter un homme en lequel vous aurez toute confiance. Parfois une plus rustre constitution, accordée à une âme moins émotive, font de meilleurs émissaires pour les nouvelles qui menacent de ravager le monde. »&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Kasha Nita laissa la note retomber sur le siège de cuir crème à côté d’elle. A quoi rimait cette insistance ? Le président des Français avait-il la mémoire si courte qu’il ne se souvienne des arcanes de leur dernière affaire, dont elle seule avait su éclairer les ombres, et débrouiller l’intrigue ? N’était-elle pas la femme aux mille femmes, la plus-que-mère de demi-dieux ? N’avait-elle pas forgé en son âme, par la qualité de son orfèvre esprit, un joyau de pure immémoriale sagesse à laquelle lui, président de millions de petits êtres blafards, venait chaque fois que le besoin s’en faisait sentir ? Et lui avait-elle déjà objecté, pour finir, qu’il était préférable d’envoyer une femme d’esprit choisir parmi les perles de sa pensée parce que seul un être à la constitution délicate pourrait arrêter un juste choix ?&lt;br /&gt;Pour la seconde fois, Kasha Nita refusa d’accéder à la supplique qui lui était présentée et, se penchant avec peine, articula « Aû l’Eluyzéé, chtôffeur ! » ; et le chtôffeur, plein de considération pour la sommité qu’il transportait, de s’exécuter en s’engouffrant derrière les motards de la Garde Républicaine d’escorte.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le président était sur le perron pour accueillir l’hittousha Kasha Nita ; le protocole dû aux diplomates de premier rang avait été déployé et c’est donc entre deux rangées de Gardes Républicains sabre au clair que la Sumo Mère monta les escaliers avant de recevoir la présidentielle accolade. Après quelques photos de circonstance, les deux se tournèrent vers le Palais et gagnèrent le petit salon lambrissé où les attendaient quelques autres interlocuteurs.&lt;br /&gt;Les présentations furent vite faites : « M. Lenayre, Préfet de police de Paris ; M. Robertin, professeur en recherche en diététique et chef de clinique au Val de Grâce ». Contre le mur, un factionnaire fixait du regard la grande fenêtre et, au delà, le jardin de l’Elysée – il s’agissait en réalité de Phébert, qui avait négocié avec son supérieur hiérarchique la possibilité de pouvoir assister à l’entretien, en qualité de « découvreur et premier enquêteur sur le fléau ». En apercevant Kasha Nita par le reflet de la vitre, il se demanda si, après tout, elle ne pouvait pas s’en tirer – voire devenir sexy ? Mais il chassa très vite cette idée de son esprit tant l’idée qu’une femme sumo, plusieurs quintaux de saindoux dans un sac de peau grasse ! pouvait atteindre un quelconque degré de grâce féminine.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Fwactionnère ! » l’apostropha Kasha Nita, comme si elle avait deviné la pensée de Phébert. « Je n’imagine pas, pas un instant, que vous pensiez dévisager une sumo sans éprouver la beauté de sa force intérieure ; sans ressentir le pouvoir immense que sa concentration lui confère. Me trompwé-je ? » Phébert, surpris, se retourna et balbutia quelque chose qui avait à voir avec « Mais… madame, si… non, quel écart… prenez je… » puis, voyant le sang de son chef se concentrer avec une couleur inquiétante au niveau de ses oreilles poilues, il pâlit et se mit impeccablement au garde à vous, déclarant d’une voix nette et contenue : « votre présence fait honneur à la République et je suis votre très dévoué serviteur ». L’attention cessa de se porter sur lui et il put relâcher un peu la tension qui l’avait assaillie. En réalité, il avait été impressionné par la netteté de la voix de la femme sumo et par l’efficacité de son propos. Comme quoi, bougre de couillon, se dit-il in petto, ne jamais préjuger de ce que l’on ne connaît pas. C’est le genre de traits puissants qui traversaient parfois la mousse laissée dans son cerveau par les innombrables blanches de Francis, et il pensa à nouveau que lui aussi pouvait cogiter puissamment, sans peser pour autant 450 kilos et faire 3 mètres et demie de circonférence. Un grognement sourd lui fit prendre conscience que la diplomate du pays du Soleil Levant n’avait rien perdu de son acuité télépathique et il redressa sa position, clouant intérieurement deux planches à la porte rustique de son cerveau malade.&lt;br /&gt; &lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;« Je n’espérais pas que vous viendriez en personne, commença le Président –je veux dire, pour être franc, que j’espérais que vous ne viendriez pas. Ne pouvez-vous comprendre cela ? Cette affaire dépasse l’entement commun ; elle doit être traitée comme la prise en considération d’un acte de guerre, entre généraux virils et rogommes ; aucune finesse ne peut trouver place ici, aucun – ». Kasha Nita interrompit le président d’un seul regard ; leva lentement le bras, et fixa son emprise psychique sur la pensée du président, comme elle l’avait fait un instant plus tôt avec Phébert ; mais cette fois-ci de façon massive et totale. Sous son étreinte implacable, le président essaya de tenir bon, se sentit lâcher prise ; s’arc-bouta car il connaissait l’importance de la révélation qu’il se refusait à lui faire. Puis perdit pied ; il sentit toutes les barrières intellectuelles de son esprit lâcher, et partir en morceaux pour de ficher en désordre dans les méandres se sa cavité cervicale. Alors, investi de la puissance sans pitié de cette femme sumo dont il ne voulait que le bien, il raconta tout. Sans mot, par le pont télépathique qui les reliait, il lui livra son secret par le menu, n’omettant aucun détail de lui connu ce qui laissait, bien entendu, de côté le propriétaire d’une voiture mal garée toujours menotté sur le trottoir et un cadavre de chien se décomposant lentement sur le capot voisin, mais ne passait en revanche pas à côté des efforts de l’équipe émérite du Pr. Robertin pour décrypter le phénomène ; des premières victimes issues de la révélation de leur découverte ; et du risque incroyable et monstrueux que courait à présent l’humanité.&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Les yeux exorbités d’horreur, Kasha Nita prit connaissance de tout ce que lui racontait le président ; celui-ci, qui pleurait à présent abondamment, balbutia, cette fois-ci à voix haute : « voilà… voilà le fond de la pensée irrésistible. Comprenez-vous, chère amie, pourquoi j’ai supplié que vous vous fassiez représenter par un homme ? Comme je regrette toute cette histoire… comme… amie, que nous arrivera-t-il à tous ? ». Mais Kasha Nita n’écoutait déjà plus. Une intense chaleur la gagnait en tous points, confirmant à chaque seconde un peu plus la véracité des propos qu’elle venait d’extorquer à son ami de toujours ; la sensation de chaud lui devint vite insupportable ; elle sentit s’effondrer en elle-même les barrières physiques qui soutenaient sa masse, et vit, de ses yeux vit sa chair fondre à toute vitesse. Les amples plis de sa peaux bougeaient à présent comme des danseuses de flamenco autour de son corps se vidant inexorablement de toute graisse. Quinze secondes après le début de sa métamorphose, elle n’était plus qu’une pauvre femme disloquée, affublée d’une tête à plis de joues immenses ; plus qu’un corps flasque ne comptant que de la peau, de la peau par replis monstrueux, se fronçant et s’entassant anarchiquement autour de son squelette bringuebalant. Elle eut le temps de hoqueter : «  le cœur… mon cœur… plus de muscles pour le soutenir… mes filles, pauvres filles » et s’effondra dans un bruit mou. Le professeur Robertin se précipita mais ne put que constater le décès de Kasha Nita ; l’autopsie réalisée quelques heures plus tard devait mettre à jour une rupture de toutes les veines et artères reliant le cœur au corps, tous les muscles porteurs ayant fondu dans la transmutation. Pour l’heure, tétanisés, Robertin, Lenayre et Phébert contemplaient ce tas de peau morte qui occupait la moitié du riche tapis couvrant le sol du petit salon. Tous avaient présent à l’esprit une chose, une seule : les résultats du laboratoire français, auxquels ils n’avaient jusqu’alors pas voulu croire, étaient confirmés de manière écrante. Et seuls eux trois, plus six chercheurs confinés dans la section de haute sécurité du Val de Grâce, sans compter le président, étaient au courant du cataclysme inéluctable. Dix hommes savaient que pas une femme au monde ne survivrait.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-6903406530468033242?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/6903406530468033242/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=6903406530468033242&amp;isPopup=true' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6903406530468033242'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/6903406530468033242'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/11/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-4.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 4)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-116337665912339416</id><published>2006-11-13T01:03:00.000+01:00</published><updated>2006-11-14T23:11:43.638+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 3)</title><content type='html'>Après avoir retrouvé ses esprits et appelé un agent de service pour tenir la garde au domicile du 32 boulevard Créssière, 3ème étage gauche, le lieutenant Phébert rentre au commissariat rédiger son rapport : quelques mots pour décrire brièvement la scène telle qu'il l'a vécue, en professionnel de ce genre d'évènements divers - à la limite du quotidien banal. "Suite à appel riverain pour cause odeur suspecte, ai écarté menace canine sur fond auto-combustion spontanée témoin, par ailleurs maîtresse et voisine source ladite odeur, probablement liée à auto-calcination préalable voisine de voisine, comme le laisse à penser tas cendres salon".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il pose sa plume et se relit. Son message, concis et parlant, le satisferait pleinement s’il n’avait pas en tête la dernière directive de service recommandant d’adopter, « outre le ton administratif de rigueur, une démarche factuelle et démonstrative à même de simplifier la tâche des éléments hiérarchiques amenés par la suite à reprendre le dossier ». Or, des éléments démonstratifs, Phébert n’en a pas à disposition. Poussant un soupir, il dépose sa note, reprend son pardessus et repart directement sur les lieux des évènements. A peine un petit crochet chez Francis, mais si petit qu’on ne le note pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Arrivé sur place, il reprend connaissance des lieux : même petit couloir, même table chargée de papiers, mêmes petits monticules de cendre au milieu du salon. Elément supplémentaire, le planton qui roupille dans un des deux fauteuils cramoisis ; Phébert le tire de sa sieste sans égards, et l’envoie relever à la craie les contours d’un chien qu’on lui a signalé comme passablement répandu dans la rue d’en bas –« ah oui, n’oubliez pas la prune au corniaud qui s’est garé sur le bateau, hein – celle avec l’impact de chien, évidemment ! ».&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;De nouveau seul, Phébert reste un moment immobile, à humer l’air de la pièce, comme on pense bien. Puis, se rapprochant de la table, il prend un feuillet au hasard, un autre, laissant son regard divaguer sur l’écriture féminine sans vraiment lire. Une expression cependant attire son attention au bas d’un page griffonnée : « arme totale ». Intrigué, Phébert met en peu de temps la main sur une liasse d’autres feuillets ; il les enfourne dans sa poche et va à la fenêtre rappeler le planton. Celui-ci, en grande discussion avec le propriétaire du véhicule en infraction, qui se démène et criaille, crie à son tour qu’il monte de suite ; il menotte le forcené à l’arbre le plus proche et s’en va rejoindre la porte d’entrée de l’immeuble, laissant un attroupement se former autour de la voiture, du chien et de l’homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-116337665912339416?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/116337665912339416/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=116337665912339416&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116337665912339416'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116337665912339416'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/11/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-3.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 3)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-116272590628761901</id><published>2006-11-05T12:23:00.000+01:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.513+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 2)</title><content type='html'>Après avoir tambouriné contre la porte, Phébert est entré avec son passe-partout. Il a lui aussi immédiatement détecté depuis le petit couloir l’odeur de brûlé, comme celle d’une mouche grillée à l’allogène d’un lampadaire. Il est entré dans le salon, y a trouvé une table normande chargée de papiers, deux fauteuils cramoisis, et un tapis persan. Au milieu de la pièce, sur le tapis persan, il a failli marcher dans une petite pyramide de cendres recouvrant deux escarpins tordues et calcinées ; un montant de lunettes ; et un poudrier posé sur le tout, comme lâché d’en haut, et qui aurait projeté des traînées de cendre grise alentours.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La voisine a alors poussé un cri terrible, a agité ses mains en criant que ça la brûlait, les a collées sur les joues du lieutenant qui a senti la morsure du feu et s’est reculé d’un bond ; la voisine s’est attrapé les cheveux en hurlant de plus en plus, son toutou voltigeant au bout de la laisse qu’elle tenait encore ; elle a montré frénétiquement ses mollets qui gonflaient et devenaient rouges sombres. « Une attaque », s’est dit Phébert, qui a tenté de la calmer en agitant les mains à son tour. Mais la voisine braillait de plus belle, commençant à se rouler par terre tandis qu’un mince filet de fumée noire lui sortait des narines. Elle a hoqueté, et le lieutenant avec car la fumée l’agressait ; tout à coup ses cheveux se sont embrasés, en même temps que son chemisier et ses bas. Reculant, le lieutenant a essayé comme il le pouvait d’étouffer les flammes avec un coin du tapis persan mais les flammes ont gagné la jupe de laine vert sombre. Se relevant d’un bond, la torche vivante a poussé un ultime cri, et s’est effondrée en cendres, de haut en bas. Une minute à peine après le début de la crise le lieutenant, effaré, constatait l’évidence : devant lui se trouvaient à présent deux petites pyramides de cendre grise, l’une avec son poudrier et l’autre recouvrant, outre deux grolles grossières, un coin de robe mal consumé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chien, brusquement libéré, s’est jeté sur le lieutenant, moitié parce qu’il était fou, moitié pour protéger sa maîtresse. Phébert, encore sous le choc, l’a envoyé valdinguer par la fenêtre ouverte et le chien s’est écrasé, trois étages plus bas, sur le toit d’une voiture garée en plein devant la sortie de parking.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-116272590628761901?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/116272590628761901/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=116272590628761901&amp;isPopup=true' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116272590628761901'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116272590628761901'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/11/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-2.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 2)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-116241799851354067</id><published>2006-11-01T22:48:00.000+01:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.442+01:00</updated><title type='text'>Sois grosse et tais-toi (chapitre 1)</title><content type='html'>Lorsque l’appel est arrivé au standard du commissariat, le lieutenant Phébert, qui était de permanence, a pris l’appel ; il a relevé l’adresse et l’identité de son interlocutrice, et a raccroché en disant « ne vous inquiétez pas, nous prenons en charge votre problème – assurez-vous d’être présente à votre domicile dans 15 minutes et tenez votre chien en laisse ». Après quoi il s’est levé pesamment, a enfilé l’éternel pardessus que l’on imagine, laissé un mot sur son bureau expliquant qu’une urgence l’avait appelé à l’extérieur, et il est sorti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Rue Faubremard, il a pris à droite, a dépassé le tabac Francis ; il s’est ravisé, est revenu sur ses pas et a commandé une blanche au comptoir. Une mousse plus tard, et quelques potins soigneusement consignés dans l’éternel petit calepin noir que l’on imagine, il est ressorti et est s’est rendu au 32 boulevard Créssière, 3ème étage gauche. Sur le palier, la voisine affolée l’attendait, un molosse de 8 cm au garrot soigneusement tenu derrière ses mollets de Jurassienne ; elle lui a expliqué, dans un flot de paroles tout à fait incompréhensible comment, sentant le roussi de sa fenêtre, elle avait sonné chez Mme Crépinet pour vérifier si tout allait bien, mais n’ayant pas reçu de réponse j’ai crié, Monsieur le Commissaire – entrez plutôt, vous constaterez par vous-même.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(A suivre...)&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-116241799851354067?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/116241799851354067/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=116241799851354067&amp;isPopup=true' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116241799851354067'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116241799851354067'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/11/sois-grosse-et-tais-toi-chapitre-1.html' title='Sois grosse et tais-toi (chapitre 1)'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-116111465173952762</id><published>2006-10-17T21:47:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.349+01:00</updated><title type='text'>L'égoutier Rochechouart</title><content type='html'>Poème en eaux brunâtres&lt;br /&gt;Vagues écoeurements&lt;br /&gt;Goutte un nectar saumâtre&lt;br /&gt;Aux immondes relents&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je passe à Madeleine en sifflotant&lt;br /&gt;En sifflotant je passe à Madeleine ;&lt;br /&gt;Ma barque file droit, mon vieux poste à galènes&lt;br /&gt;Crachote un blues ancien que parfois je reprends&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le trafic est plus serré à mesure qu’on&lt;br /&gt;Descend vers Opéra&lt;br /&gt;Les freins crissent et les tôles plissent, je m’en con-&lt;br /&gt;-trefous en contrebas&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aimerais qu'on me voie,&lt;br /&gt;Barrant dans une mer de détritus immondes,&lt;br /&gt;Je suis un peu ce roi&lt;br /&gt;Entraîné malgré lui dans une guerre des bondes&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je créerai une fragrance en flacons plastique&lt;br /&gt;Je ne suis pas peu fier de cette riche idée !&lt;br /&gt;Ça se vendra très cher si j’ai du nez&lt;br /&gt;... J’exploiterai la nappe phréatique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ma barge frêle&lt;br /&gt;Qui dans l’eau fend le soir&lt;br /&gt;Je veux qu'on se rappelle&lt;br /&gt;L’Egoutier Rochechouart.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-116111465173952762?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/116111465173952762/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=116111465173952762&amp;isPopup=true' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116111465173952762'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116111465173952762'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/10/lgoutier-rochechouart.html' title='L&apos;égoutier Rochechouart'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-116042181423180528</id><published>2006-10-09T20:47:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.263+01:00</updated><title type='text'>Mes brocolis sont-ils assez cuits?</title><content type='html'>Mention préventive : le titre, c'est la version courte de cet article; au delà, rien d'intéressant, aucune réponse, que du jus de rave.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mention préventive (2) : pour alimenter le sujet abordé par cet article, l'auteur, soucieux de la vérité de propos qui allaient l'engager, a &lt;em&gt;effectivement&lt;/em&gt; cuisiné des brocolis. Ceux qui le connaissent apprécieront l'effort; les autres ne lisent de toutes façon pas ce blog :-).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mention préventive (3) : les acteurs qui ont réalisé ce sketche sont des professionnels. Ne tentez pas de faire la même chose chez vous ! Les concepteurs de l'émission ne sauraient, en aucun cas, être tenus pour responsables des dangers encourus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bref. &lt;strong&gt;Mes brocolis sont-ils assez cuits?&lt;/strong&gt; Grave question.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai décidé de me nourrir en homme soucieux de l'équilibre de son régime alimentaire et, enthousiaste à l'idée de brouter, j'ai, ce soir, cuisiné des brocolis.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vaste programme ; j'ai mis mon panier vapeur à bouillir, accompagnant l'attente d'une ou deux tartines de fromage (fourme d'Ambert, du terroir pur ! ça ne peut pas faire de mal). Pendant que les fleurettes de brocolis, petites pousses niaises d'un vert caca-d'oie, prenaient leur temps au hammam, j'ai également fini ce reste de curlys qui traînaient depuis trop longtemps - homme neuf, responsabilités nouvelles ! Je range tout ce qui n'est pas à sa place, précisément là où cela devrait être. Une bonne chose de faite, choupette!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au moment de mettre le couvert, j'ai hésité. Si. J'avoue. L'idée qu'il me faudrait ajouter à la torture culinaire l'ignominie d'une VAISSELLE à faire était au dessus de mes forces. Mais, rassurez-vous, la conscience de l'homme nouveau que je suis devenu est en train de rédiger les procédures opérationnelles qui m'éviteront à l'avenir ce genre de dilemme vital ; je n'ai néanmoins pas attendu qu'elle finisse et, sur la lancée, j'ai sorti une assiette &lt;em&gt;propre&lt;/em&gt; et une fourchette &lt;em&gt;propre&lt;/em&gt; également, que j'ai &lt;em&gt;salies&lt;/em&gt;. On mesure à peine l'exploit, tant il est prodigieux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous vous demandez où je veux en venir, après cette introduction longue et passablement inintéressante. Et bien, présentement penché au dessus de mon panier vapeur, je m'interroge je scrute : mes brocolis, sont-y cuits ou sont-y pôs cuits? Mon ami Denis, qui n'en rate pas une, m'avait bien dit : "si tu ne peux pas les faire cuire à la vapeur, blanchis-les dans l'eau!". En l'occurence, j'ai fait les deux, puisqu'il y a trop d'eau dans la casserole et que mes fleurettes niaisonnes baignent leurs furoncles dans le jus de massération tropicale qui bout sous le couvercle. Pour autant, ni rouges, ni bleus, ni blancs - mes brocolis sont d'un vert exaspérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Verts comme s'ils étaient crus - on m'a dit : "meuh c'est normaaal, les brocolis restent verts, même cuits !". Merci du tuyau, mais ça ne m'aide pas vraiment. Ajoutez à ça mon daltonisme (ils sont tous bleus, mais on m'avait prévenu), l'heure (si je peux mentir pour embellir l'histoire, je dirai que ça m'a pris vers 3H30 du matin) et le fait que le jus de brocolis, qui mijote au fond de la casserole, est &lt;em&gt;rouge&lt;/em&gt; (et là, ça vous en bouche un coin). Mêêême en compensant le daltonisme, il n'est pas de la couleur du crustacé végétal qui agite son corail au milieu des flonflons de buée - d'où ma question, logique à bien y regarder : si l'on ne peut déterminer, par la couleur du légume, la qualité de sa cuisson, le peut-on à la teinte de son jus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous laisse donc transgresser la mention préventive n°3 et essayer, chez vous, de reproduire mon expérience oh combien intéressante et constructive. Si vous trouvez une solution, lâchez-vous, j'offre ma prochaine assiette de légumes niais à celui qui me convainc. Je n'ajouterai pas qu'après cette pénible expérimentation, soldée par un échec honteux, j'ai appris comment reconnaître des brocolis &lt;em&gt;trop&lt;/em&gt; cuits (à l'odeur, indubitablement); puis je les ai mangés (cf. mon prochain article à intituler : "désordres gastriques et autres mentions poétiques à l'endroit du bidon"). Maintenant, là tout de suite, je souffre psychologiquement - mais je suis fier de l'avancée que la science me doit. Demain, je teste l'épinard (tout vert qu'il reste, est-y cuit, est-y pôs cuit...?).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Enfin, je précise à mes amis Richard P. O'Brien et Jon O'Sullivan que cet article, pour une fois, ne contient aucun mot-qui-n-existe-pas (même gastrique et massération sont des vrais mots); je les engage donc à apprendre ce texte par coeur pour le réciter en toute occasion, ce qui leur permettra de porter haut le verbe de Rousseau (grand défenseur de l'état de nature), d'épater leurs petites amies Aideen et Deirdre et de faire connaître au monde entier le brocolis, fût-il bien, pas assez ou trop cuit. Amis lecteurs des quatre vents, merci à vous !&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-116042181423180528?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/116042181423180528/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=116042181423180528&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116042181423180528'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/116042181423180528'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/10/mes-brocolis-sont-ils-assez-cuits.html' title='Mes brocolis sont-ils assez cuits?'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-115808867272774688</id><published>2006-09-12T19:33:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.165+01:00</updated><title type='text'>L'innommable article</title><content type='html'>&lt;em&gt;Mon dieu, MON DIEU, POURQUOI FAUT-IL QUE J'ECRIVE???&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pourquoi le monde entier veut-il me forcer à scrabouiller des sales mots dans des moches phrases le long d'écrans ridicules? Est-ce pour m'obliger à montrer à la face du monde l'inanité de ma verve bileuse? Pour me prouver que je ne suis rien, me forcer à gnagnagna-assumer mes actes? Oui mais aussi pourquoi, pourquuoàooiiiii? Ais-je créé ce foutu blog?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Cet article, amis obligeurs, vous est dédié. Chaque mot, frappé avec hargne sur mon clavier qui couine d'innocence, vous est adressé. Chaque virgule ! Tenez, celle-là, et celle-là aussi, et tous-ces-traits-d-union, volent comme de minuscules fléchettes ottomanes en votre direction pour vous clouer à votre chaise et vous entendre dire : "ciel, il a raison, pourquoi l'avons-nous forcé?".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous entends. Si, je vous entends - la rage affûte l'ouïe, c'est bien connu.&lt;br /&gt;"Gnagnagna, des fléchettes ottomanes ça n'existe pas"&lt;br /&gt;"Gnégnégné, j'étais assis(e) sur un tabouret"&lt;br /&gt;"Gnougnougnou, y'a que les clous qui clouent"&lt;br /&gt;etc, etc, etc&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Parce qu'EN PLUS, il faudrait que je tienne des propos pertinents?? vous ne manquez pas d'air ; non, sans blague, vous êtes gonflés. Ecrire, être pertinent, pourquoi pas les souliers cirés et la raie au milieu, heeiiiin? Ah, rrahh, mon coeur, mon pauvre coeur. Vous m'aurez jusqu'au trognon.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Trente-sept ans que je tiens ce blog, à écrire - à intervalles respectables, il est vrai- des papiers de fond, qui font la part des sujets d'actualité (les carreleurs), de la poésie (le printemps) et de la philosophie ottomane. Trente-sept ans que je me creuse à vous pondre des articles fouillés, documentés, de petites perles d'analyse et de puissance prospective ! Mais il vous en faut toujours plus, il manque toujours ce foutu texte qui vient après le dernier texte. ET vous l'appelleriez comment, d'abord? Le prochain? FAUX, le prochain n'est pas encore écrit. Le dernier? FAUX itou, le dernier était déjà écrit. Alors celui-là n'a pas de nom, c'est l'innommable article.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un soir scrobouilleux d'ignoble bouillasse nous déambulions, cahin-cahas, Nifule et moi. Nous avions fini nos derniers rogatons la veille et la faim, terrible, tenace, nous tenaillait. Mes tripes tuyautaient depuis le petit matin et j'entendais l'orgue de Nifule tubuler de détresse. C'est pourquoi à cette heure où les honnêtes gens ronflassent, nous étions en maraude, ma Nifulette et moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un rat? Une pustule? Nous étions trop épuisés pour courser quoi que ce soit; même ce petit saloupiaud de Jacquelard, le nain au furoncle mal placé, avait échappé à nos morsures avides une heure auparavant. De quoi, Mé Diou, nous nourririons-nous?&lt;br /&gt;&lt;p&gt;Nous attendions que la Chance, cette infâme garce, nous tende la main - au moins aurions-nous pu ronger ses ongles en espérant y trouver un reliquat de graisse, un sédiment de mie de pain - n'importe quoi, qui aurait comblé le vide sidéral qui nous tenait les entrailles. Mais la chance avait passé toutes ses heures; il a donc fallu nous résoudre à la dernière extrémité.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mauvais, j'ai tourné l'oeil unique qui me restait vers Finuline, ma funambulôte à moi, la tendre et unique cordelette qui me retenait au monde des vivants. Elle aussi me regardait, oscillant entre l'indécision et la pulsion soudaine. Instant cristal, seule pureté entre nos deux masses fangeuses - et le basculement.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Nous nous sommes jetés l'un à la gorge de l'autre, mordant, griffant, attrappant ce que nous pouvions de nos mains crochues et noirâtres; tandis qu'elle me tenait par la tignasse, à en sucer les mèches pour récupérer la vermine, je lui arrachais un lambeau de peau grise au niveau de l'épaule, et du dos, et de son fessier miséreux. En grognant comme des animaux, nous avons ainsi livré bataille, notre souffle court et rauque rythmant les rounds, chacun guettant un affaiblissement de l'autre sans jamais oublier de bouffer tout ce qu'il pouvait lui râcler. Le tableau final nous a vus face à face au milieu de la lune horrible et mauve; elle, la bouche pleine de la croûte qui avait fait les beaux jours de mon moignon gauche et moi, rattrapant d'un coup de langue avide les gouttes de sang noir que j'avais ponctionnées à sa gorge écailleuse.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Un ultime râle, une étreinte finale, et nous voici tous deux précipités dans les égouts. Là, je noie la bête avec les forces qu'il me reste puis, exangue, vidé de mes forces, je m'écroule aux côtés de la dépouille de ma finuline pour finir cette nuit totale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je vous écris, à présent ; j'ai bien profité. Sa chair a nourri ma chair et m'a permis de tenir trois jours, trois jours durant lesquels j'ai volé, rapiné, égorgé plus souvent que ne sonne la cloche des heures de chance afin d'amasser dans l'égoût de quoi tenir cent ans. (Mes yeux pâles chavirent parfois, puis se reprennent; je rattrape d'un coup de manche la bave qui me coule au menton, et je poursuis ma page). Les gens du quartier d'en haut, au dessus du pavé, m'ont nommé le caïman; cela me flatte, bien sûr, et me renforce dans la conviction que chacun, chacune peut trouver au tréfonds de soi-même l'animal qui sommeille.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Mais il faut que je vous quitte - non par nécessité, j'ai de la chair putride à ne savoir qu'en faire - mais par pur plaisir, par jouissance anticipée ; c'est que j'entends, là haut, des pas qui battent le pavé. Et mon instinct de bête, celle que j'ai si bien su réveiller, me pousse sur mes quatre pattes gourdes pour que je file de l'avant, que j'attrape l'échelle... lentement, que je passe le soupirail en fixant le dehors de mes petits yeux sournois... que je la repère, ma proie, finule... finuuule... sifflé-je entre mes dents. Et l'être innocent qui sautillait au dehors s'approche, confiant... finule... finuuule... il penche la tête, curieux, pour regarder dans le trou. Le HAAAAAP.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-115808867272774688?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/115808867272774688/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=115808867272774688&amp;isPopup=true' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/115808867272774688'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/115808867272774688'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/09/linnommable-article.html' title='L&apos;innommable article'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-114747075991199698</id><published>2006-05-12T23:41:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:51.074+01:00</updated><title type='text'>Demain</title><content type='html'>Demain, demain, demain ! Il va se passer quelque chose de formidable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au gouvernement, on multipliera les déclarations tout en se félicitant, en coulisses, de l'heureuse diversion.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la rue, les gens s'arrêteront de marcher pour sauter les uns au cou des autres et s'embrasseront, les larmes aux yeux, ne pouvant y croire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain, le soleil explosera en plein ciel, les étoiles pleuvront sur une lune incroyable, et les nuages danseront un quadrille endiablé. Les oiseaux, emportés par de puissants tourbillons, piailleront de bonheur tandis qu'encontre-bas, perchés sur les toits, des chats miauleront en coeur. Les chiens batifoleront, les mouches seront de petites fusées et les crocodiles, sortant des égouts dans lesquels ils se tenaient tapis, claqueront des dents, en rythme, pour participer à la fête comme il leur siét, à leur manière.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ma boulangère sera gaie, mon buraliste aimable; ma logeuse souriante, le petit garçon de mes voisins n'aura pas crié de la nuit. Les poubelles, sorties, ne sentiront pas; les vieux, rentrés, ne fuiront pas non-plus. On verra passer des bandes spontanées de manifestants s'époumonant à remercier le ciel tandis qu'accoudées aux fenêtres, les mégères leur jetterront des poignées de pétales de fleurs. De fermés, les commerces se verront rouverts ; de déprimés, les auvergnats souriront pour une fois de toute la largeur de leur moustache.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mes souliers zlip-zlaperont, ma chemise snap-claquera, mes cheveux au vent zouleppailleront tandis que, charmés par une brise tiède, mes oreilles niffissineront. J'aurai les ongles moqueurs, les dents avantageuses, les genoux en marabole et une cheville, une seule, qui zinzidulera dans la mouvance ambiante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au loin, on aura beau dire, on suivra : et les récalcitrants, les réfractaires, disparaitront dans une faille géologique qui leur aura été consacrée. On éliminera les râleurs, les pis que rien, les mandibulés et les assassins de bon-joli-coeur-mes-dames. On fera la chasse aux maraudoux, aux fileux, aux exquises mais malfaisantes niffeteuses, aux ravagés du cru, aux gimauves sans réglisse. Partout, nulle part, ne subsistera la moindre angoisse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors, comme pour parfaire le tableau, un vaste bleu s'étendra au dessus de nos têtes extasiées, et notre chant portera plus haut, plus loin, rejoignant le chant des autres peuples au delà du visible. Des pluies de notes mêlées nous reviendront; des vagues mousseuses d'autres sentiments écumeront à notre bouche, et nos têtes dévissées s'envoleront à leur tour pour caresser la voûte céleste. Il y aura des chats, des licornes, un dattier géant et des mirabelles. Tout ce beau monde virera, tournera sur lui-même à l'envers, basculant peu à peu d'en haut, en bas. Et le monde, avantageusement remplacé, sourira de ses mille chocottes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ne sera-ce pas beau, en vérité? Il faut y croire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-114747075991199698?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/114747075991199698/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=114747075991199698&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/114747075991199698'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/114747075991199698'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/05/demain.html' title='Demain'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-114133838071746755</id><published>2006-03-02T22:58:00.000+01:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.979+01:00</updated><title type='text'>Timitempé</title><content type='html'>Montmartre. Il a encore neigé l'autre soir, quand l'hiver cessera-t-il?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Depuis ces trois mois que nous sommes isolés Norbert, Mitschka et moi, le temps s'est ralenti de lui-même jusqu'à prendre cette consistance ouatée, feutrée d'un blanc plein et sourd. Nous avions bien essayé, les premiers temps, de déblayer le chemin pour descendre jusqu'aux Abbesses mais notre effort s'est bientôt heurté aux congères de glace que recouvraient de monstrueux amas de neige . D'ailleurs, le boulanger n'a peu à peu plus eu de pain à cuire, la farine ne montait plus de Clichy ; alors nous avons cessé de tenter l'aventure et, le dos voûté d'un âge sans mémoire, nous avons courbé l'échine sous le sort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chacun de nous s'est donc terré chez soi, calfeutré bien au sec, à l'abri des intempéries. Norbert, Mitschka et moi nous passons nos journées à tisonner le feu en nous regardant simplement - un éclair de malice et nos fou-rires éclatent, nous permettant de briser le silence du Grand Blanc. Si le vent se fait insistant au carreau, nous passons dans le couloir le temps d'attendre qu'il se calme et là, assis par terre à même la moquette, nous jouons aux cartes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les voisins passent de temps à autres dans l'escalier, ils frappent à la porte. S'ils ont apporté leur propre sucre, nous les laissons entrer. On partage un sachet de thé entre nos quatre tasses. "Quelle idée bizarre, tout de même, Monsieur Timoléon, de vivre avec une vache et un hanneton" me disent-ils parfois. Norbert et Mitschka me regardent, je soupire et prends le temps d'expliquer qu'avant d'être des animaux, ce sont des être humains à part entière, tout comme nous, simplement moins gâtés dans leur physique que ne le veut la norme de beauté acceptée par une majorité de Nous. Des Nous en somme, mais autres. Je n'ai pas nécessairement l'impression qu'ils comprennent mais peu importe ; la plupart du temps ils restent quelques heures, puis repartent en promettant de revenir. C'est que chez nous, le combustible ne manque pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Nous ne nuisons pas plus que la moyenne, et la couche d'ozone, ce n'est pas nous qui l'avons trouée. Si l'on lisse, ce qu'on produit, ce n'est ni plus, ni moins. Simplement, Norbert nous aide à tenir le cap et c'est heureux parce que Kyoto nous menace. Or je n'accepterai jamais, jamais ! D'acheter en Bourse le droit d'être naturel, qui plus est lorsque le protocole vient du Japon. Parce que le Japon, quand il fait beau, n'hésite pas à mitrailler Montmartre -alors quoi? Il faudrait que je paye les bandoulièrs de cartouches qui viennent s'écraser sur mes façades tout en juillet?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hier, la grosse dinde du second est venue me tirer du lait ; en échange, nous dégusterons ce soir une bonne omelette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais par ailleurs savoir si le virus H1N5 résiste au froid et, si oui, sur combien de mètres - une puce qui sauterait d'un chat infecté aurait-elle le temps d'arriver jusqu'à mon bouge? Nos savants feraient mieux de se pencher sur ce genre de questions pratiques plutôt que chercher un vaccin. Il est encore heureux que ce ne soit pas sexuellement transmissible.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ferais mieux de m'en tenir là, si je ne veux pas qu'on me reproche de consommer l'électricité du bâtiment. La dernière fois que Norbert a rallumé en douce le radiateur en pleine nuit, ça nous a valu une belle coupure de courant et le vieux du 6ème est mort de froid. Comme quoi l'effet que l'on retient n'est pas toujours celui que l'on obcherche, et son contraire.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Venez me chercher. Venez me chercher. Venez me chercher.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-114133838071746755?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/114133838071746755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=114133838071746755&amp;isPopup=true' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/114133838071746755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/114133838071746755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2006/03/timitemp.html' title='Timitempé'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-112877030959320237</id><published>2005-10-08T13:02:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.895+01:00</updated><title type='text'>Le carreleur</title><content type='html'>&lt;strong&gt;Mention préventive :&lt;/strong&gt; le texte suivant est issu d'une libre interprétation des éléments informatifs mentionnés dans les fiches métier du site artifrance; sa visée purement ludique n'entend en rien concurrencer l'excellence des descriptifs professionnels présentés par artifrance, ni se substituer à ceux-ci.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Mention préventive (bis) :&lt;/strong&gt; le texte suivant entend présenter le métier de carreleur. Il importe que le lecteur ne fasse pas d'amalgame avec l'autre sujet (à venir) promis par ce blog, à savoir le suppositoire. Il n'y a AUCUN lien entre carreleur et suppositoire ; lorsqu'un carreleur utilise un suppositoire, ce n'est pas en sa qualité de carreleur - et s'il prend à un carreleur l'envie de carreler avec des suppositoires, il dévoye l'objet supposé du supposi et, par la vision artistique qu'il en propose, l'éloigne de sa vocation anale première.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"&lt;strong&gt;Le carreleur-mosaïste&lt;/strong&gt; arrive sur le chantier pour le petizoeuvre, lorsque le gros-oeuvre est terminé. Il coordonne son travail avec le plombier-chauffagiste, l’électricien et le peintre. Seul ou non, il travaille en intérieur ou non dans les logements, hôpitaux, laboratoires industriels, piscines, et sur les façades, les dallages de jardins, les passages publics ou les décors urbains. Il façonne et pose une grande diversité de matériaux : les grès émaillés ou céramés, les faïences, l’ardoise, les marbres (balèzes à façonner), la terre cuite, les pâtes de verre, la lave émaillée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Clientèle : HLM : 3 %; autres administr. : 2 %; administ. locales : 8 %; particuliers : 54 %; glande pure et dure : 33%.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les qualités requises :&lt;br /&gt;· Rigueur et précision (comme pour le suppo)· Goût du calcul (pareil) et du dessin (euh, si on veut) · Sens du décor · Bon contact et goût des relations commerciales (comme un diplômé d'école de commerce en quelque sorte)."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vous avais prévenu qu'il fallait arrêter ce blog, mais vous n'avez pas voulu. Maintenant il faut en payer le prix, voilà tout. Je vous invite en outre à réfléchir au troublant cas du mosaïste maoïste, réceptacle de l'antagonisme douloureux et humain entre vocation artistique et fibre socialiste.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-112877030959320237?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/112877030959320237/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=112877030959320237&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112877030959320237'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112877030959320237'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/10/le-carreleur.html' title='Le carreleur'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-112820887635198799</id><published>2005-10-02T01:07:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.806+01:00</updated><title type='text'>Oulah, hop ! Et go go go</title><content type='html'>Jeunes gens, votre ténacité m'impressionne ; mieux, elle me séduit et me redonne, moi qui suis depuis si longtemps retranché du monde des hommes, le goût du beau et de la création.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je change donc radicalement.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="center"&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/Sans%20titre.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/Sans%20titre.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/Sans%20titre1.JPG"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/320/Sans%20titre1.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;ça, c'était moi avant : le ventre mou, la tête hagarde, les pieds touts ronds et bleu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/Sans%20titre1.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/320/Sans%20titre1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;et ça, c'est moi après : beau, frais, guilleret. &lt;strong&gt;Grâce à vous !!&lt;/strong&gt; Je vous dois le renouveau de la vie, l'éclosion des fleurs au printemps, le renouvellement des nappes phréatiques. C'est inestimable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;N'hésitez donc pas à venir régulièrement consulter &lt;u&gt;Montmartre Altitude&lt;/u&gt; ! Une équipe de rédaction renouvelée, une formule innovante et bien balancée, des sujets d'actualité traités à chaud et étayés d'analyses des meilleurs spécialistes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tenez, demain, nous parlerons des carreleurs. Et du suppositoire.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-112820887635198799?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/112820887635198799/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=112820887635198799&amp;isPopup=true' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112820887635198799'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112820887635198799'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/10/oulah-hop-et-go-go-go.html' title='Oulah, hop ! Et go go go'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-112470502771309513</id><published>2005-08-22T11:31:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.704+01:00</updated><title type='text'>22/08/2005</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/montmartre212.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/400/montmartre211.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après l'échec des J.O Paris 2012, ma petite société de tire-fesses montmartroise a fait faillite. J'ai dû expliquer aux juges pourquoi la France n'avait pas gagné, pourquoi la neige n'était pas tombée, et comment j'allais reclasser les salariés de mon entreprise.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Après ce coup du sort, je suis donc parti au Maroc étudier la possibilité d'organiser une course de chameaux à l'occasion du passage exceptionnel du Paris-Dakar par Montmartre l'année prochaine (conformément au dossier de demande que j'ai déposé auprès des organisateurs de cette petite sauterie). Mais je ne suis pas persuadé du succès de cette entreprise, l'échec auquel j'ai été confronté m'ayant renforcé dans la conviction que les Français son tpeu ouverts à l'audace entreprenariale.&lt;/p&gt;&lt;p&gt;Je cherche donc une nouvelle idée originale pour mettre en valeur cette petite butasse, peut-être en organisant un lâcher de Japonais au dessus du Sacré Coeur à l'occasion du Nouvel An chinois. Ou un défilé de mode suédoise rue Durantin...? Tout est envisageable. En tout état de cause, il FAUT trouver quelque chose, faute de quoi ce blog, déjà nul, sera perdu sans rémission ; Montmartre sera sinistré, les touristes se ruant sur le bd de Clichy plutôt qu'aux Abbesses ; je n'aurai plus de cheveux. Ce sera la cata, quoi.&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-112470502771309513?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/112470502771309513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=112470502771309513&amp;isPopup=true' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112470502771309513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/112470502771309513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/08/22082005.html' title='22/08/2005'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-111999526335213748</id><published>2005-06-28T23:35:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.625+01:00</updated><title type='text'>28/06/2005</title><content type='html'>&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/montmartre11.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/200/montmartre11.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://photos1.blogger.com/blogger/4109/1226/1600/montmartre1.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;" Isn't it lovely, dear ?&lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;em&gt;- Yes, darling, it's Montmartre's Butte and its famous Moulin Rouge !&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Moulin Rouge, are you sure honey? Seems like a church, or something less coquin, I mean, a kind of administrative building maybe.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Oh, sweet heart, you're right as usual ; I remember having read about a ski station for the next olympic games... must be some piece of work relating to this.&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;- Ooh, Daarling, French peope have so delicious ideas. It is so ro-man-tic... I think I do love you.&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;p&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-111999526335213748?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/111999526335213748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=111999526335213748&amp;isPopup=true' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111999526335213748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111999526335213748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/06/28062005.html' title='28/06/2005'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-111938751487380239</id><published>2005-06-21T22:55:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.537+01:00</updated><title type='text'>21/06/2005</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;C'est fou. Je ne m'imaginais pas que l'engouement serait si fort et immédiat. Vous verriez dans ma rue, ce soir. Des foules de gens, des groupes de musiques, un barbecue et des gamins qui couraillent partout. Impressionnant, non?&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;Il faut dire, sans me vanter, que mon idée a du bon, et puis elle est originale. Tout de même, une piste de ski à Paris, ça n'est pas banal et même si Montmartre s'y prête mieux que d'autres quartiers, tout de même, ça fait chaud au coeur de constater à quel point le projet séduit et fédère.&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-111938751487380239?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/111938751487380239/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=111938751487380239&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111938751487380239'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111938751487380239'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/06/21062005.html' title='21/06/2005'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-13787882.post-111917595310044408</id><published>2005-06-19T12:02:00.000+02:00</published><updated>2006-11-14T23:09:50.443+01:00</updated><title type='text'>19/06/2005</title><content type='html'>&lt;span style="font-family:trebuchet ms;"&gt;Montmartre. Tout de même, 129 mètres au dessus de la mer. C'est quelquechose ; d'ailleurs, les touristes viennent en masse pour profiter de la vue et se refaire les globules. Alors, pour anticiper sur les JO de 2012, j'ai décidé de monter la 1ère piste de ski de Paris. Business qui devrait marcher, on a la montagne, les touriste, que faut-il de plus?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai commencé les démarches préfectorales; désormais, l'accès à la Butte sera interdit aux véhicules le dimanche, pour laisser libre accès à la Piste. Elle partira du tout en haut pour arriver rue Lepic, le virage avec Durantin a des allures de Super G. Super géant. Il faut encore que je discute avec les restaurateurs d'en haut pour installer l'ambiance vin chaud - raclette; et pour inaugurer le tout, y'aura une descente aux flambeaux qui passera par les Batignolles.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez, go, go, go ! Tout ça démarre à mille à l'heure, allez affûter les carres de vos skis, bientôt à nous la belle descente !!!&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/13787882-111917595310044408?l=montmartre-altitude.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/feeds/111917595310044408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=13787882&amp;postID=111917595310044408&amp;isPopup=true' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111917595310044408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/13787882/posts/default/111917595310044408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://montmartre-altitude.blogspot.com/2005/06/19062005.html' title='19/06/2005'/><author><name>silouane</name><uri>http://www.blogger.com/profile/00615797501005434610</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry></feed>
